feu vert à la vaccination des 12-15 ans


L’Europe a étendu aux adolescents l’autorisation du vaccin Pfizer. La France attend désormais l’avis de la HAS.

Après le Canada et les États-Unis, c’est au tour de l’Union européenne de donner son feu vert à la vaccination des adolescents contre le Covid. Le vaccin Comirnaty de Pfizer/BioNTech, déjà autorisé à partir de 16 ans, l’est désormais aussi chez les 12-15 ans.

Cela n’est guère une surprise, tant les résultats présentés par Pfizer sur cette tranche d’âge étaient bons. Selon l’étude publiée dans le New England Journal of Medicine, la sécurité du vaccin chez les adolescents tout comme son efficacité sont identiques, voir supérieures à celles observées chez les jeunes adultes. Les auteurs ont comparé les résultats obtenus chez 1 131 adolescents de 12 à 15 ans ayant reçu deux doses du vaccin (aux mêmes quantités et schéma vaccinal que chez l’adulte), et chez 1 129 ayant reçu un placebo (solution saline), ainsi qu’aux données recueillies auprès de 16-25 ans vaccinés sur le même schéma.

Comme chez l’adulte, les principaux effets secondaires sont des réactions bénignes d’immunogénicité (signes attendus de la réaction immunitaire) : douleurs au point d’injection, fatigue, maux de tête… Elles sont plus fortes à la seconde injection. Aucun cas de Covid n’a été diagnostiqué chez les vaccinés (contre 16 dans le groupe placebo) et la production d’anticorps neutralisant est 1,8 fois supérieure à celle mesurée chez le jeune adulte. Les données ne permettent en revanche de se prononcer ni sur l’efficacité contre la transmission (d’autant que d’éventuelles infections asymptomatiques n’ont pas été recherchées), ni sur la durée de la protection (l’essai a démarré en juillet 2020).

Sécurité et efficacité

Le Canada a été le premier pays au monde à autoriser le vaccin Pfizer pour les adolescents, le 5 mai, mais ne leur a ouvert les portes des centres médicaux que le week-end dernier. Aux États-Unis, où l’autorisation d’urgence a été donnée le 10 mai, la vaccination des adolescents a démarré dès le 13 et plus de 2,5 millions de 12-15 ans ont déjà reçu au moins une dose !

D’autres ont lancé des essais sur des populations pédiatriques. Moderna en particulier a présenté d’excellentes données de sécurité et d’efficacité après un essai mené auprès de 3 700 adolescents âgés de 12 à 18 ans, et prévoit de déposer des demandes d’autorisation auprès des régulateurs, dont la FDA américaine et l’EMA européenne, « début juin ». Pfizer a également lancé en mars des essais chez les enfants de 6 mois à 11 ans, et ambitionne de recruter plus de 4 600 participants aux États-Unis et en Europe pour des résultats attendus début 2022.

Restera pour la France à attendre l’avis de la Haute autorité de santé, attendu « dans le courant de la semaine prochaine ». Il ne s’agira alors pas uniquement de prendre en compte la sécurité et l’efficacité du vaccin, mais aussi la stratégie vaccinale et la disponibilité des doses, en France comme dans le monde.



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