le vaccin Pfizer-BioNTech autorisé pour les jeunes de 12 à 15 ans en Europe


Une adolescente de 14 ans reçoit sa première dose du vaccin Pfizer-BioNtech, à La Nouvelle-Orléans (Louisiane), le 13 mai.

C’est une nouvelle avancée dans la lutte contre la pandémie. Les Européens vont désormais pouvoir, s’ils le souhaitent, commencer à vacciner leurs adolescents contre le Covid-19. Vendredi 28 mai, l’Agence européenne des médicaments (AEM) a autorisé, pour la première fois, l’administration d’un vaccin contre le Covid-19 aux jeunes âgés de 12 à 15 ans. En l’occurrence, celui de Pfizer-BioNTech.

Le vaccin à ARN messager s’impose ainsi encore un peu plus dans le paysage de la vaccination contre le virus. Il avait déjà été le premier à être autorisé en Europe pour les plus de 16 ans, en décembre 2020. Et il y est sans conteste le plus administré. Selon nos informations, à ce jour, le laboratoire a déjà livré 190 millions de doses aux Vingt-Sept, contre 55 millions pour AstraZeneca, qui a multiplié les retards, 25 millions pour Moderna et 7 millions pour Johnson & Johnson, dont la production peine à monter en puissance. Par ailleurs, les Européens ont signé un nouveau contrat avec Pfizer-BioNTech, portant sur 1,8 milliard de doses en 2022 et 2023, afin de pouvoir faire des rappels si cela s’avérait nécessaire, ou de s’adapter aux éventuels variants, présents ou futurs.

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Quelque 2 000 adolescents âgés de 12 à 15 ans qui ne présentaient pas d’anticorps ont participé à l’essai clinique de Pfizer-BioNTech. Sur les 1 005 qui ont effectivement été vaccinés, aucun n’a ensuite contracté le virus. En revanche, 16 des 978 jeunes qui avaient reçu un placebo ont depuis été testés positif. « Ce qui veut dire que, dans cette étude, le vaccin a été 100 % efficace », résume l’AEM.

Objectif à portée de main

« La réponse immunitaire » de cette catégorie d’âge « est comparable à celle des jeunes adultes, voire meilleure », a commenté, lors d’une conférence de presse, Marco Cavaleri, le responsable de la stratégie vaccinale à l’AEM. Par ailleurs, a-t-il poursuivi, le vaccin est « bien toléré » par les jeunes et il n’y a « pas d’inquiétudes majeures » concernant d’éventuels effets secondaires. Ceci dit, reconnaît l’expert, « la taille de l’échantillon ne permet pas de détecter d’éventuels effets indésirables rares ».

Au Canada et aux Etats-Unis, le vaccin Pfizer est déjà administré aux adolescents depuis quelques semaines, ce qui offre un peu plus de recul sur ses effets secondaires. Il y a quelques jours, les autorités sanitaires américaines ont signalé des cas rares et bénins de problèmes cardiaques chez des jeunes qui se sont vus administrer le vaccin. Mais le nombre de myocardites rapportées – qui surviennent le plus souvent après la deuxième dose et touchent plus les hommes que les femmes – n’excède pour l’instant pas le taux normal de ce type de trouble chez les personnes de cette classe d’âge. L’AEM est en contact régulier avec son homologue américaine et surveille de près l’évolution de la situation outre-Atlantique.

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