Mondiaux-2021: les surfeurs s’échauffent au Salvador avant les JO


Dernière chance d’accrocher un billet pour les Jeux olympiques de Tokyo ou passage obligé pour ceux qui sont déjà qualifiés, les Mondiaux de surf se jouent dès samedi sur les vagues très chaudes de El Salvador (Salvador).

Le grand rendez-vous mondial, organisé par la Fédération internationale de surf (ISA), aurait dû se tenir il y a tout juste un an, mais la crise du Covid-19 a contraint au report.

Le Salvador accueille plus de 250 surfeurs, issus de 51 nations. Parmi eux, certains auront le couteau entre les dents car ce sera leur dernière chance d’accrocher un sésame pour les JO. Douze billets (cinq chez les garçons et sept chez les filles) seront en jeu.

Les autres, même s’ils sont déjà qualifiés grâce à leur classement du tour mondial (Champions Tour/CT) de la World Surf League (WSL), doivent quand même être présents pour valider définitivement leur ticket.

Les surfeurs pros ont débarqué en Amérique centrale après avoir enchaîné quatre compétitions du CT en Australie. Ils passent du mode solo à l’ambiance d’équipe, à deux mois des JO. Sans enjeu, ils entendent se faire plaisir.

« Je suis toujours motivé de surfer quand les vagues sont au rendez-vous. S’il y a de belles vagues c’est du plaisir. Et quand il y a du plaisir il y a de belles performances », assure à l’AFP Jérémy Florès, qui découvre le Salvador.

– Eau à 30 degrés –

« J’ai des amis qui sont venus surfer ici plusieurs fois, il y a vraiment de quoi faire. Ça ressemble beaucoup à la vague de Lower Trestles (à San Clemente/Californie) où aura lieu la finale du CT. Par contre, il fait très chaud, l’eau est à 29, 30 degrés, on transpire dans l’eau, ça prend beaucoup d’énergie », explique-t-il.

La Française Vahine Fierro lors du Vans Us Open of Surfing, à Huntington Beach, en Californie, le 30 juillet 2019 (GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP/Archives - Katharine Lotze)

La Française Vahine Fierro lors du Vans Us Open of Surfing, à Huntington Beach, en Californie, le 30 juillet 2019 (GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP/Archives – Katharine Lotze)

Le Français est déjà sélectionné pour les Jeux, tout comme son compatriote Michel Bourez. Chez les femmes, Johanne Defay, entrée la semaine dernière dans le top 5 mondial, est assurée du voyage au Japon mais ne surfera pas aux Mondiaux en raison d’une blessure au genou droit. Il reste une seconde place de disponible pour les Françaises pour les JO que tenteront d’aller chercher Pauline Ado, Vahine Fierro et Cannelle Bulard.

Defay n’est pas la seule pro à être forfait sur blessure. Les deux Américains retenus pour Tokyo, Kolohe Andino et John John Florence, seront absents. La superstar Kelly Slater – pas qualifié pour les JO – n’a pas non plus fait le déplacement. Les deux meilleures rideuses américaines, Caroline Marks et Carissa Moore, honorent par contre le rendez-vous.

Tout comme les Brésiliens Italo Ferreira et Gabriel Medina, parmi les meilleurs surfeurs au monde.

Ils évolueront aux côtés de sportifs venus de petites nations du surf qu’ils ne côtoient jamais.

– Epreuve piège –

« C’est une épreuve piège. Je me suis déjà fait battre par des surfeurs dont je n’avais jamais entendu parler », prévient Florès. « Ils s’entraînent toute l’année pour cette épreuve, ils vont se donner à 200%. Par exemple, le Nicaragua n’est pas très connu en terme de surfeurs, mais ils ont des surfeurs de fou. »

Jérémy Florès lors du Tahiti Pro Teahupoo, le 28 août 2019 (AFP/Archives - brian bielmann)

Jérémy Florès lors du Tahiti Pro Teahupoo, le 28 août 2019 (AFP/Archives – brian bielmann)

Le Français, qui a grandi à La Réunion et vit désormais à Tahiti, retournera sur le CT après ces championnats du monde, avec l’étape de Lemoore (Californie) du 18 au 20 juin, sur une vague artificielle, celle que Kelly Slater a développée dans son ranch.

Ensuite, Florès reviendra en France pour s’entraîner sur des vagues similaires à celles du spot olympique, sans se tracasser d’une éventuelle annulation des Jeux en raison de la crise.

« Dans certains sports, les athlètes s’entraînent toute l’année pour cette épreuve olympique, nous on a un tour pro très dur, c’est différent. S’ils reportent, ça ne me fera ni chaud ni froid. J’aimerais y participer, mais je n’en fais pas une fixation », répète Florès, arguant que la semaine qui suit les épreuves olympiques, il sera sur une étape du circuit pro au Mexique puis juste après, sur une autre à Tahiti.

A Tokyo, vingt surfeuses et vingt surfeurs (à raison de deux maximum par nation et par catégorie) seront en lice.



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