les mairies en manque d’assesseurs


les mairies en manque d’assesseurs

A Chambéry, une quinzaine de personnes seulement se sont signalées jusqu’ici au service des élections. En vue des scrutins régionaux et départementaux des 20 et 27 juin, la ville recherche pourtant… 148 assesseurs, ces bénévoles qui s’assurent du bon déroulement du vote dans les bureaux. « Ce n’est pas un raz-de-marée », euphémise l’une des organisatrices.

Dans les Pyrénées-Atlantiques, Sophie Lesur-Le Guiner, chargée de l’organisation des élections à la mairie de Pau, ne cache pas qu’elle est « très loin du but » également. « J’ai seulement un quart du nombre de personnes nécessaires pour l’instant », dit-elle. A Bordeaux, il manque encore 150 personnes sur les près de 600 assesseurs nécessaires pour tenir les bureaux de vote, prévient Delphine Jamet, adjointe au maire chargée de l’administration générale, de l’évaluation des politiques publiques et de la stratégie de la donnée.

Organiser les élections se révèle plus ardu que d’ordinaire cette année pour les communes, qui en ont la responsabilité. En cause, notamment : l’épidémie de Covid-19 et la peur toujours présente du virus, malgré l’accélération de la campagne vaccinale. En particulier chez les seniors, qui forment une partie souvent conséquente du bataillon des assesseurs.

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Une situation d’autant plus problématique que le nombre recherché est deux fois plus élevé avec le double scrutin – une première depuis 2008. Au lieu des deux assesseurs nécessaires lors d’une élection traditionnelle, ils devront être quatre pour gérer le vote des régionales dans un premier temps, puis celui des départementales dans un second, avec des parcours et des urnes bien distincts pour éviter la confusion.

Accès en priorité à la vaccination

A l’instar de Saint-Etienne, Bordeaux ou Saint-Cloud (Hauts-de-Seine), des municipalités ont lancé des campagnes de communication afin de rappeler leurs besoins à leurs administrés. A travers l’affichage municipal, les réseaux sociaux, la presse locale, voire des courriers aux citoyens, cette recherche d’assesseurs est martelée sur tous les tons.

L’Etat a aussi entendu la détresse des mairies et a donné aux hésitants une raison supplémentaire d’être bénévole pour ces deux journées de vote : l’accès à la vaccination en priorité pour les assesseurs de moins de 50 ans.

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Depuis début mai, les mairies délivrent ainsi des « attestations de priorité d’accès à la vaccination » et des créneaux spécifiques sont ouverts sur Doctolib pour la prise de rendez-vous. Si la vaccination s’ouvrira à toutes les personnes majeures le 31 mai, certaines mairies anticipent déjà l’embouteillage. Le week-end du 5 et 6 juin, le « vaccinodrome » de Pau et celui de Saint-Etienne ouvrent des créneaux spécifiquement pour celles et ceux qui voudraient être assesseurs.

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