L’ancien député Eric Jalton mis en examen en Guadeloupe


L’ancien député de la Guadeloupe, Eric Jalton (DVG), a été mis en examen jeudi après-midi, pour «obtention de suffrages ou de votes à l’aide de dons ou de promesses […] trafic d’influence passif par personne investie d’un mandat électif» et «abus de confiance», a annoncé jeudi 3 juin au soir le parquet de Pointe-à-Pitre.

Le maire des Abymes (commune de la Grande-Terre) et président de la communauté d’agglomération de Cap Excellence, député de la Guadeloupe de 2002 à 2017, a été mis en examen après avoir été placé en garde à vue, mercredi matin, dans les locaux de la DZPJ des Abymes (Direction Zonale de la Police Judiciaire, a indiqué à l’AFP Patrick Desjardins, procureur de la République de Pointe-à-Pitre: «la garde à vue s’est arrêtée pour des motifs médicaux, elle a repris ce matin» et «a pris fin en début d’après-midi».

Eric Jalton a interdiction d’entrer en contact avec les autres mis en examen dans cette affaire: un directeur de société et un ancien agent administratif à la retraite, eux aussi présentés au juge d’instruction et placés sous contrôle judiciaire jeudi après-midi à l’issue de leur garde-à-vue.

Eric Jalton est soupçonné d’avoir «fait bitumer la parcelle, notamment le chemin privatif» d’«un certain nombre de justiciables des Abymes dans la perspective d’obtenir leur suffrage» lors des élections municipales. Il aurait ainsi «attribué un marché public» à une société, dont le directeur «aurait par la suite contribué au financement de sa campagne électorale».

Concernant l’abus de confiance présumé, Eric Jalton est soupçonné «d’avoir utilisé des fonds de l’association FRAPP (NDLR : Force de Rassemblement Abymien Pour le Progrès) dont il était le président à des fins autres que l’objet prévu et notamment pour financer sa campagne électorale» selon la même source. «Comme la loi l’y autorise il n’a pas souhaité s’expliquer sur les faits mais il sera réentendu ultérieurement» et «demeure présumé innocent», a précisé Patrick Desjardins.

Selon les médias locaux, l’entrepreneur mis en cause se nomme Sylvère Fifi, directeur de la STGC, ce que confirme le procureur. Il est mis en examen pour «trafic d’influence actif sur personne investie d’un mandat public» et «pour faux» du fait d’une «surfacturation» présumée. Le troisième suspect est mis en examen pour «abus de confiance au préjudice de la même association» (NDLR : la FRAPP ), et «faux» avec «des falsifications de factures».

L’information judiciaire avait été ouverte en 2014 suite à une plainte d’Olivier Serva, opposant politique d’Eric Jalton dans la commune des Abymes, devenu député en 2017.



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