l’Institut Pasteur de Lille lance un test de traitement sur patients


L’Institut Pasteur de Lille lance la phase de test sur des patients d’un traitement par suppositoires contre le Covid-19, après avoir obtenu le feu vert de l’Agence nationale de sécurité du médicament, a indiqué lundi 14 juin sa direction.

Cet essai clinique va être mené dans un premier temps sur «quelques centaines de patients», âgés de plus de 50 ans, non-vaccinés et présentant au moins un symptôme du Covid-19, a expliqué à l’AFP le Professeur Xavier Nassif, directeur général de l’Institut, confirmant une information du journal La Voix du Nord. Pour cet «essai randomisé en double aveugle, placebo contre médicament», les patients, recrutés à partir de cette semaine par le biais de médecins généralistes et de laboratoires, d’abord exclusivement dans les Hauts-de-France, prendront un suppositoire matin et soir pendant cinq jours.

Si les résultats démontrent un niveau de 50% de réduction du risque d’aggravation avec le traitement, une autorisation de mise sur le marché sera demandée. «L’idéal aurait été de faire cet essai pendant une ‘vague’, avant que les gens soient vaccinés», a souligné le professeur Nassif, alors que l’Institut attendait depuis le mois de janvier l’autorisation de l’Agence nationale de sécurité du médicament pour le lancer.

En octobre, l’Institut avait annoncé avoir reçu un don de cinq millions d’euros du géant du luxe LVMH pour financer l’essai clinique d’une molécule qui, testée in vitro, s’avérait «particulièrement efficace face au virus SARS-Cov-2». Cette molécule, appartenant à la catégorie des antiviraux et utilisée dans un médicament qui n’est actuellement disponible «que dans certains pays d’Europe», avait été identifiée par une start-up spécialisée dans le repositionnement de médicaments, hébergée par l’Institut Pasteur.



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