Wall Street attendue stable, l’Europe sur des plus hauts



Wall Street attendue stable, l'Europe sur des plus hauts

par Blandine Henault

PARIS (Reuters) – Wall Street est attendue lundi sur une note stable, voire en légère hausse pour le Nasdaq, tandis que les Bourses européennes évoluent sur des plus hauts, la perspective d’un maintien prolongé des politiques accommodantes des banques centrales s’ajoutant aux espoirs de reprise économique pour alimenter l’appétit pour le risque.

Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture en baisse de 0,05% pour le Dow Jones, en hausse de 0,05% pour le S&P 500 et en progression plus marquée de 0,33% pour le Nasdaq.

À Paris, le CAC 40 avance de 0,08% à 6.605,59 vers 11h35 GMT après avoir atteint un pic dans la matinée à 6.650,16 points, au plus haut depuis septembre 2000.

À Francfort, le Dax avance de 0,08% après avoir touché un plus haut historique à 15.802,67 points et à Londres, le FTSE prend 0,28%.

L’indice EuroStoxx 50 de la zone euro progresse de 0,11%, le FTSEurofirst 300 s’adjuge 0,1% et le Stoxx 600 avance de 0,12%, après avoir atteint plus tôt en séance un plus haut historique, à 460,51 points.

En dépit de l’annonce d’une accélération de l’inflation aux Etats-Unis, les investisseurs ont pris le parti de croire que cette hausse des prix sera, comme le pense la Réserve fédérale, transitoire et donc pas de nature à modifier la politique monétaire accommodante de la banque centrale.

Ces craintes sur l’inflation mises de côté, les opérateurs de marché peuvent se concentrer sur les perspectives de rebond économique, très favorables aux marchés d’actions.

L’attention se tournera mercredi du côté de la Fed qui clôturera sa réunion de deux jours de politique monétaire mais les investisseurs n’attendent pas d’annonces majeures.

De son côté, la BCE a maintenu la semaine dernière sa politique monétaire très accommodante et sa présidente Christine Lagarde a dit lundi qu’il était trop tôt pour débattre du retrait du programme d’aide d’urgence de l’institution.

VALEURS EN EUROPE

Le secteur pétrolier mène la hausse en Europe avec un gain de 1,27% pour son indice Stoxx grâce à la progression des cours du brut.

A l’inverse, le compartiment automobile abandonne 0,94% avec un repli de 2,93% pour Ferrari sous le coup d’une dégradation de la recommandation de Goldman Sachs à « vendre » contre « achat » auparavant.

Lanterne rouge du Stoxx 600, Philips lâche 3,96% après avoir annoncé le rappel de certains appareils respiratoires et ventilateurs en raison de la présence d’une partie en mousse qui pourrait se dégrader et devenir toxique.

De son côté, Rémy Cointreau abandonne 2,6%, pénalisé par un abaissement de recommandation de Bernstein à « sous-performance ».

EDF abandonne pour sa part 2,07% alors que l’électricien français a dit lundi avoir été informé d’une augmentation de la concentration de certains gaz rares au niveau du réacteur EPR n°1 de la centrale nucléaire de Taishan, en Chine, exploitée par une coentreprise du groupe.

TAUX

Le rendement des emprunts d’Etat italiens à dix ans regagne deux points de base, à 0,7703% après avoir touché plus tôt en séance un creux depuis la mi-avril, à 0,74%, à la suite des propos de Christine Lagarde sur le caractère prématuré du débat sur la fin du programme d’aide d’urgence de la BCE.

Le taux du Bund allemand à dix ans est stable à -0,269%, sur ses niveaux de la fin avril.

Le rendement des Treasuries à dix ans est aussi inchangé à 1,4602%, après avoir touché vendredi un creux depuis début mars, à 1,428%.

CHANGES

La livre sterling a effacé ses pertes de la matinée et évolue à l’équilibre face au dollar avant une intervention attendue dans la journée du Premier ministre Boris Johnson qui devrait annoncer le report de l’ultime étape du déconfinement, initialement prévue le 21 juin, du fait des craintes liées à la propagation rapide du variant Delta du coronavirus, recensé en premier lieu en Inde.

Le dollar recule légèrement face à un panier de devises de référence, après avoir enregistré son plus fort gain hebdomadaire en plus d’un mois, les cambistes restant dans l’attente des annonces de politique monétaire de la Fed.

L’euro avance de 0,1% face au billet vert, à 1,2118, après son creux d’un mois touché vendredi à 1,2091.

PÉTROLE

Les cours du brut progressent encore pour atteindre de nouveaux plus hauts, toujours soutenus par les perspectives de reprise de la demande.

Le baril de Brent avance de 0,65% à 73,16 dollars, au plus haut depuis avril 2019.

Le baril de brut léger américain (WTI) progresse de 0,54% à 71,29 dollars, à un pic depuis octobre 2018.

(Edité par Jean-Michel Bélot)



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