Au sommet Poutine-Biden, des accords peu probables mais des discussions utiles, dit le Kremlin



Au sommet Poutine-Biden, des accords peu probables mais des discussions utiles, dit le Kremlin

par Vladimir Soldatkin

MOSCOU (Reuters) – La rencontre entre le président russe Vladimir Poutine et son homologue américain Joe Biden, prévue mercredi à Genève, ne devrait pas déboucher sur des accords concrets mais les discussions seront néanmoins utiles, a déclaré un conseiller du Kremlin.

Les deux dirigeants se réuniront pour la première fois depuis l’entrée en fonction de Joe Biden alors que les relations entre Washington et Moscou sont au plus bas depuis des années.

Le conseiller en politique étrangère du président russe, Youri Ouchakov, a déclaré aux journalistes que l’ordre du jour – à l’exception des communiqués finaux – a été confirmé lundi lors de son appel téléphonique avec le conseiller en sécurité nationale de la Maison Blanche, Jake Sullivan.

La stabilité nucléaire, le changement climatique, la cybersécurité et l’avenir des ressortissants américains et russes emprisonnés dans leurs pays respectifs seront à l’ordre du jour, a déclaré le conseiller du Kremlin.

« Je ne suis pas sûr que des accords seront conclus. Je considère cette réunion avec un optimisme pratique », a déclaré Youri Ouchakov.

Le président américain, qui a qualifié l’ancien agent du KGB Poutine de tueur en mars, estime que la Russie adopte un comportement inacceptable sur toute une série de sujets.

Il a également évoqué les « dilemmes » de la Russie, notamment son effondrement économique post-soviétique, son rôle jugé excessif en Syrie et ses problèmes liés à la pandémie de coronavirus.

Lors d’un appel téléphonique en avril, Joe Biden a proposé un sommet avec son homologue russe pour régler leurs différends.

Les relations entre la Russie et les États-Unis se sont envenimées après l’annexion de la Crimée par la Russie en 2014. Washington a également accusé Moscou d’ingérence dans l’élection présidentielle américaine de 2016 et a imposé des sanctions à des entreprises et personnalités russes.

« La situation est proche d’être critique. Évidemment, quelque chose doit être fait dans ce contexte », a ajouté Youri Ouchakov, ancien ambassadeur russe aux États-Unis de 1998 à 2008.

Parallèlement, les dirigeants ont ouvert la porte à un possible échange de prisonniers – deux anciens Marines américains détenus en Russie contre des Russes incarcérés dans des prisons américaines. Selon la déclaration d’un avocat l’année dernière, le marchand d’armes russe, Viktor Bout, est l’un des prisonniers que Moscou souhaite voir libéré.

(version française Dagmarah Mackos, édité par Blandine Hénault)



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