fbpx

L’idée de relancer une réforme des retraites avant la présidentielle divise la majorité


Emmanuel Macron lors du forum Génération égalité, au Carrousel du Louvre, à Paris, le 30 juin 2021.

Sa réflexion paraît bien avancée, mais pas encore complètement arrêtée. Après la déroute de la majorité aux élections régionales, Emmanuel Macron se dit résolu à reprendre en main la dernière ligne droite de son quinquennat avec une possible relance de la réforme des retraites. Le chef de l’Etat veut montrer qu’il reste engagé à « transformer » le pays, sans rester embourbé dans la gestion de la crise due au Covid-19, qui a paralysé son action pendant près d’un an et demi.

Quoi de mieux, pour y parvenir, que de remettre en chantier la « mère des réformes », pour reprendre ses termes ? Ce dossier « fait partie des réformes importantes à compléter », a-t-il estimé, le 28 juin, devant une centaine de chefs d’entreprise internationaux réunis au château de Versailles, lors du sommet Choose France. Dans sa ligne de mire, notamment, l’image de la France à l’étranger, ainsi que ses engagements vis-à-vis de la Commission européenne, qui a avancé 40 milliards des 100 milliards d’euros du plan de relance français. Ce dossier devrait occuper le gros de la discussion lors du sommet organisé avec les partenaires sociaux à l’Elysée, mardi 6 juillet.

Si la nécessité de mettre en œuvre cette réforme fait consensus au sommet de l’Etat afin « d’assurer la solidité de nos finances publiques », comme l’avait souligné M. Macron dans le Lot, début juin, son contenu et, surtout, le moment opportun pour la relancer suscitent d’intenses débats.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Réforme des retraites : les députés de la majorité réticents à jouer un second round

« Il y aura une réforme des retraites. La question n’est pas si, mais quand », a résumé le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, le 1er juillet, dans Les Echos, « à savoir à l’automne ou l’année prochaine », après l’élection présidentielle de 2022. Alors que la réponse d’Emmanuel Macron était attendue en ce mois de juillet, M. Attal a enlevé un peu de pression des épaules du chef de l’Etat en expliquant que la décision sera prise « en fonction de l’épidémie et de l’ampleur de la reprise de l’économie ». En clair, la menace du variant Delta ne permettrait pas d’avoir dès aujourd’hui « toutes les cartes en main ». « Il n’y a pas encore de calendrier arrêté », a assuré le secrétaire d’Etat.

Les « frugaux » et les « prudents »

Deux camps se font face au sein de la Macronie. D’un côté, les « frugaux », comme dit un dirigeant de la majorité, qui poussent pour un relèvement de l’âge de départ à 64 ans, contre 62 ans aujourd’hui, dès le vote du prochain budget de la Sécurité sociale, à l’automne. De l’autre, les « prudents », qui jugent préférable de faire de cette question un thème de campagne en vue d’un éventuel second mandat.

Il vous reste 65.23% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.



Lire la suite
www.lemonde.fr

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.