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500 familles de victimes demandent une compensation au gouvernement italien


Elles estiment que les autorités italiennes ont fait preuve de négligence dans la gestion de l’épidémie.

À Rome s’ouvre jeudi 8 juillet la première audience sur l’épidémie de Covid-19, et pas des moindres. 500 familles de victimes du virus demandent au gouvernement italien une compensation à hauteur de 100 millions d’euros pour «négligence systémique» des autorités sanitaires dans la gestion de l’épidémie, rapporte le Guardian.

«L’Italie a tardé à introduire des mesures pour contenir l’épidémie de Covid. Et quand ils l’ont finalement fait, ces mesures n’étaient pas adéquates» estime Consuelo Locati, une représentante légale des familles. Dans un dossier de plus de 2000 pages, les avocats des familles ont regroupé des témoignages et les preuves d’une «négligence» des autorités sanitaires qui aurait causé de nombreuses morts.

«Le plan pandémique et les stratégies mises en place pour stopper les infections n’ont pas tenu compte des déficiences structurelles des hôpitaux et du système de santé italien» déclare Consuelo Locati. Un document rédigé par un bureau de l’OMS à Venise publié le 13 mai, et retiré le lendemain, pointait notamment le caractère obsolète du plan de préparation aux pandémies de l’Italie, qui datait de 2006.

Des premiers cas dès décembre 2019 ?

Dans le dossier des familles de victimes se trouvent également les dernières découvertes qui suggèrent que le Covid-19 circulait avant que le premier cas de transmission locale ne soit officiellement annoncé le 20 février 2020. Un homme a notamment été admis dans un hôpital de Lombardie dès la fin du mois de janvier 2020 pour une pneumonie bilatérale. D’autres médecins de cette région ont aussi déclaré avoir vu dès la fin du mois de décembre 2019 des cas de «pneumonies étranges». Des cas ignorés par les autorités mais qui auraient pu permettre d’éviter de nombreux décès selon les avocats des familles.

Pour Consuelo Locati, «cette affaire civile met en cause les responsabilités des hommes politiques et des institutions et demande qu’ils assument leurs responsabilités devant les citoyens qu’ils étaient appelés à protéger et dont ils ont violé les droits, tant le droit à la santé que le droit à la vie».



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