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le recours de Zuma pour éviter la prison rejeté


Un tribunal sud-africain a rejeté vendredi 9 juillet un recours de dernière minute formulé par l’ancien président Jacob Zuma, âgé de 79 ans, pour éviter d’aller en prison, en affirmant ne pas être compétent en la matière.

Jacob Zuma, condamné la semaine dernière par la plus haute cour du pays à 15 mois de prison ferme pour outrage, s’était finalement conformé à l’ordre des autorités en se constituant prisonnier dans la nuit de mercredi à jeudi.

Une prochaine audience devant la Cour constitutionnelle

Le tribunal de Pietermaritzburg, qui avait consacré une audience à ce recours mardi, avait prévenu qu’il ne statuerait que vendredi, donc trop tard pour influer sur le destin carcéral de l’ancien président. En l’occurrence, le tribunal a expliqué, lors de la lecture de sa décision, ne pas être compétent pour contester un jugement émanant de la plus haute juridiction du pays: «Il est de notoriété publique que, dans ce pays, il n’y a pas d’autorité supérieure à la Cour constitutionnelle, et que ses décisions ne peuvent être remises en cause par une juridiction inférieure».

A partir de là, tout le dossier des arguments des avocats de Jacob Zuma «s’effondre comme un jeu de cartes», a expliqué le tribunal, jugeant toutefois que les inquiétudes mises en avant sur la santé de l’ancien président ne sont «pas étayées». Le tribunal a sévèrement dénoncé «l’aventurisme judiciaire» des défenseurs de Zuma — longtemps surnommé le président «Teflon» en Afrique du Sud pour sa ténacité à échapper à la justice — qui cherchent, selon lui, à l’entraîner à «rendre des ordonnances fantaisistes».

Jacob Zuma a par ailleurs sollicité une audience à la Cour constitutionnelle au sujet de sa sentence, qui a été fixée à lundi prochain. Il devrait arguer une nouvelle fois de sa santé fragile et du risque, à son âge, de contracter le Covid derrière les barreaux. Jacob Zuma a été condamné pour outrage à la justice le 29 juin après plusieurs refus de témoigner devant la commission chargée d’enquêter sur la corruption d’Etat sous sa présidence (2009-2018).



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