Rugby: les Lions peuvent déjà achever les Springboks


Vainqueurs opportunistes du premier choc, les Lions britanniques et irlandais peuvent déjà s’adjuger leur prestigieuse tournée en Afrique du Sud en cas de nouvelle victoire, samedi au Cap, face à des champions du monde revanchards, très remontés contre l’arbitrage.

Les Lions, renversants le week-end dernier après avoir été longtemps dominés (22-17), ont planté leurs crocs dans les Springboks et n’entendent plus lâcher leur proie.

« Nous ne voulons pas leur laisser une chance de revenir dans le jeu », a déclaré cette semaine Warren Gatland, le sélectionneur de cette équipe « All Stars » réunissant les meilleurs joueurs anglais, écossais, gallois et irlandais.

Leurs tournées quadriennales dans l’hémisphère Sud sont suivies dans les îles britanniques et irlandaises avec autant – voire plus – d’intérêt que la Coupe du monde de rugby.

Quatre ans après une série sans vainqueur en Nouvelle-Zélande (une victoire de chaque côté et un nul), les Lions ne sont plus qu’à 80 minutes d’un succès de prestige, qui serait leur premier depuis 2013.

Mais l’Afrique du Sud, championne du monde en titre, compte bien s’extirper de la gueule des Lions et s’offrir une « belle » le 7 août lors de leur troisième et dernier test-match.

Le sélectionneur sud-africain Jacques Nienaber (g) parle avec son deuxième ligne Eben Etzebeth lors d'un entraînement, le 23 juillet 2021 au Cap  (POOL/AFP/Archives - Luigi BENNETT)

Le sélectionneur sud-africain Jacques Nienaber (g) parle avec son deuxième ligne Eben Etzebeth lors d’un entraînement, le 23 juillet 2021 au Cap (POOL/AFP/Archives – Luigi BENNETT)

« Nous n’avons plus le choix: il faut absolument gagner pour conserver une chance de remporter la tournée », a résumé le sélectionneur sud-africain Jacques Nienaber.

Depuis leur sacre mondial de 2019 au Japon, les Springboks n’ont disputé en raison de la pandémie de Covid que deux rencontres, au début du mois contre la Géorgie (victoire 40-9) et la semaine dernière contre les Lions.

Rattrapés ces dernières semaines par la crise sanitaire, avec plusieurs contaminations ayant provoqué l’annulation d’un de leurs matches de préparation, ils n’ont pas tenu la distance lors du premier test, mais les automatismes devraient être consolidés après une semaine supplémentaire de travail collectif.

– Les arbitres sous pression –

Les deux sélectionneurs ont procédé à quelques retouches dans leurs compositions, avec trois changements de part et d’autre.

Les Lions (de g. à d.) Conor Murray, Owen Farrell et Stuart Hogg lors du 1er test-match contre l'Afrique du Sud, le 24 juillet 2021 au Cap   (AFP/Archives - RODGER BOSCH)

Les Lions (de g. à d.) Conor Murray, Owen Farrell et Stuart Hogg lors du 1er test-match contre l’Afrique du Sud, le 24 juillet 2021 au Cap (AFP/Archives – RODGER BOSCH)

Préféré à l’Ecossais Ali Price, le demi de mêlée irlandais Conor Murray apportera son expérience aux Lions, au sein desquels débuteront aussi cette fois le pilier gauche anglais Mako Vunipola et le trois-quarts centre écossais Chris Harris.

Deux des trois changements opérés dans le XV de départ sud-africain concernent la première ligne, avec les titularisations des piliers Steven Kitshoff et Frans Malherbe, tandis que l’inexpérimenté Jasper Wiese (25 ans, 1 sélection) sera aligné d’entrée en troisième ligne.

Les regards se tourneront également sur l’arbitre de la rencontre, le Néo-Zélandais Ben O’Keeffe, indirectement mis sous pression toute la semaine par le camp sud-africain.

L’ancien sélectionneur Rassie Erasmus, désormais manager des Springboks après les avoir conduits au titre mondial, n’a pas apprécié la prestation de son collègue Nic Berry au sifflet lors du premier choc et ne s’est pas privé de le faire savoir.

Le 3e ligne aile et capitaine sud-africain Siya Kolisi (d) lors du 1er test-match contre les Lions britanniques, le 24 juillet 2021 au Cap  (AFP/Archives - RODGER BOSCH)

Le 3e ligne aile et capitaine sud-africain Siya Kolisi (d) lors du 1er test-match contre les Lions britanniques, le 24 juillet 2021 au Cap (AFP/Archives – RODGER BOSCH)

D’abord fortement soupçonné d’avoir créé un faux compte Twitter pour dénoncer ses décisions litigieuses, selon lui, il a enfoncé le clou jeudi dans un monologue vidéo de plus d’une heure revenant point par point sur ses reproches au corps arbitral.

Il estime notamment que l’officiel australien n’a pas prêté au capitaine sud-africain Siya Kolisi une oreille aussi attentive qu’à celui des Lions Alun Wyn Jones.

« J’ai eu le sentiment d’avoir été complètement méprisé. Je ne pense pas avoir eu l’opportunité d’exprimer équitablement mon point de vue », a appuyé Kolisi vendredi en conférence de presse.

Au coeur des débats cette semaine, Nic Berry officiera à nouveau samedi au Cap en qualité d’assistant de Ben O’Keeffe.



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