un mouvement de grève peu suivi à l’AP-HP


Moins de 0,5% des salariés de l’Assistance Publique–Hôpitaux de Paris ont répondu à l’appel à la grève du syndicat Force ouvrière, ce jeudi.

Appelés à la grève par le syndicat Force Ouvrière (FO) à partir de ce jeudi, les salariés de l’Assistance Publique–Hôpitaux de Paris (APHP) se sont peu mobilisés lors de la première journée. D’après les chiffres communiqués par l’AP-HP au Figaro, seuls 0,05% des salariés ont été grévistes et absents, soit moins de 25 personnes. Plus largement, 0,41% étaient grévistes ou assignés – c’est-à-dire qu’ils se sont présentés normalement au travail, mais en se signalant comme participant au mouvement de grève. Cela représente au total moins de 200 personnes.

Cet appel à la grève de FO avait pour but de protester contre l’obligation vaccinale imposée aux soignants. À compter du 15 octobre, ceux-ci devront en effet pouvoir prouver, pour travailler, qu’ils bénéficient d’un schéma vaccinal complet. Concrètement, cela signifie que tous les soignants doivent avoir reçu au moins une première dose avant le 15 septembre. «L’injonction du gouvernement et la brutalité de l’annonce qui consiste à envisager de ne plus rémunérer les agents qui seraient récalcitrants à la vaccination, ne sont pas acceptables en l’état», s’était ainsi insurgé FO dans un communiqué.

«Plus le loisir de faire grève»

D’après l’AP-HP, la vaccination progresse différemment selon la catégorie à laquelle appartiennent les salariés : les aides-soignants sont ainsi vaccinés à 49% seulement, quand 94% des médecins ont terminé leur schéma vaccinal. Le gouvernement, qui cherche à pousser encore ces chiffres à la hausse, est resté fidèle à sa politique d’obligation vaccinale ces dernières semaines, malgré les contestations qui ont pu émerger chez les soignants. En fin de semaine dernière, le ministre de la Santé a ainsi enfoncé le clou lors d’une visite au centre hospitalier d’Aix-en-Provence. Selon Olivier Véran, les soignants non vaccinés pourraient être «celles et ceux qui risquent de contaminer les personnes qui n’ont absolument pas demandé à tomber malade».

«J’ai vu qu’il y avait un ou deux syndicats qui avaient fait un appel à la grève», a encore ajouté le ministre. «Vient un temps où ces personnes-là n’auront plus le loisir de faire grève, puisque, par définition, cette obligation vaccinale s’appliquera», a-t-il finalement asséné. Des propos jugés «méprisants» par plusieurs organisations syndicales, notamment FO et la CGT santé et Action sociale.



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