Véran déplore une situation «sans commune mesure avec les vagues précédentes»


Le ministre de la Santé, en déplacement en Martinique, a indiqué qu’il n’y avait «pas un seul patient vacciné en réanimation à l’hôpital de Fort-de-France».

«On ne ressort pas indemne d’une visite à l’hôpital de Fort-de-France». Le ministre de la Santé, Olivier Véran, s’est montré particulièrement alarmiste face à la situation épidémique en Outre-mer lors de sa visite en Martinique, ce jeudi. «La situation sanitaire est sans commune mesure avec ce que nous avons pu voir au cours des vagues précédentes et notamment en métropole», a déploré le ministre lors d’une conférence de presse, soulignant que la situation des Antilles était la conséquence «d’une trop faible vaccination».

«Les patients sont jeunes, les patients sont très jeunes», a alerté Olivier Véran, après sa visite du CHU de Fort-de-France: «Aux urgences, les patients ont 40 ans, 50 ans. En réanimation, certains patients peuvent avoir 20 ans, 30 ans. Ils n’ont pas forcément de comorbidités, ce sont des patients qui allaient bien il y a quelques jours et qui aujourd’hui sont intubés». Le ministre a, en outre, précisé qu’il n’y avait «pas un seul patient vacciné en réanimation à l’hôpital de Fort-de-France», avant d’insister que si «ces personnes avaient été vaccinées, elles ne seraient pas aujourd’hui à l’hôpital, elles seraient chez elles».

«Cette vague était évitable»

À l’inverse, 85% des médecins de l’hôpital sont vaccinés. Le ministre a toutefois salué «l’accélération très forte des demandes de vaccinations en Martinique» et s’est encore employé à promouvoir la vaccination. «Je propose qu’on reparte du bon pied, les vaccins sont disponibles pour tout le monde ici et il n’y aura aucune limitation».

Interrogé sur les raisons de la réticence dans les Antilles françaises, le ministre s’est montré agacé : «Cela a plus traîné dans les Antilles françaises que dans les Antilles néerlandaises, par exemple. Il n’y a pas d’explication rationnelle. Aujourd’hui ça ne m’intéresse pas, ce qui m’intéresse c’est de protéger les hôpitaux, les gens. Cette vague était évitable, évitons la prochaine». «Quand on fait face à un virus qui tue, qui bouche les poumons de jeunes de 20, de 30, de 40 ans, il n’est plus temps de se poser la question de savoir si par la pensée magique on pourrait faire mieux que le vaccin», a-t-il critiqué.

Concernant les moyens de lutter contre la vague actuelle, le ministre de la Santé a promis des traitements particulièrement innovants «pour limiter les formes graves» comme les anticorps monoclonaux: «Plusieurs centaines de traitements arriveront en fin de semaine en Martinique et en Guadeloupe». Plus d’une centaine de lits de réanimation seront également ouverts dans les deux départements, avec le soutien du service de santé des armées. De prochaines «évacuations sanitaires» auront également lieu à la fin de la semaine. Olivier Véran a, en outre, promis des investissements pour les hôpitaux ultramarins: «plusieurs centaines de millions d’euros vont permettre de reconstruire et de moderniser les hôpitaux».



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