La prudence continue de l’emporter avant le compte rendu de la Fed



La prudence continue de l'emporter avant le compte rendu de la Fed

par Laetitia Volga

PARIS (Reuters) – Wall Street est attendue en ordre dispersé et les Bourses européennes affichent un repli modéré mercredi à mi-séance, dans des marchés toujours prudents face aux incertitudes sanitaires et économiques en attendant la publication des « minutes » de la Réserve fédérale dans la soirée.

Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture pour l’instant un repli d’environ 0,15% pour le Dow Jones, de 0,08% pour le Standard & Poor’s-500 et en hausse de 0,1% pour le Nasdaq.

À Paris, le CAC 40 perd 0,4% à 6.792,8 à 11h18 GMT. À Francfort, le Dax abandonne 0,11% et à Londres, le FTSE cède 0,25%.

L’indice paneuropéen FTSEurofirst 300 et le Stoxx 600 sont stables tandis que l’EuroStoxx 50 de la zone euro recule de 0,21%.

Les inquiétudes autour de la pandémie et de la reprise économique, nourries par plusieurs indicateurs économiques, continuent d’éloigner les acteurs du marchés des actions après les récents plus hauts atteints par les indices boursiers.

« Les investisseurs tentent de trouver un équilibre entre la réouverture des économies à mesure que les taux de vaccination augmentent mais ils constatent également les effets de la propagation du variant Delta et cela se reflète dans le ralentissement des données économiques, dont la plupart ont surpris à la baisse ces deux dernières semaines », a déclaré Kerry Craig, stratège du marché mondial chez J.P. Morgan Asset Management.

Les investisseurs examineront le compte rendu de la réunion de juillet de la Réserve fédérale, attendu à 18h00 GMT, pour glaner d’éventuelles indications sur le calendrier de réduction des achats de titres sur les marchés.

Le président de l’institution, Jerome Powell, a déclaré mardi lors d’un événement en ligne avec des étudiants qu’il n’était pas certain que la résurgence de l’épidémie avec le variant Delta ait un impact notable sur l’économie.

VALEURS EN EUROPE

La baisse en Europe touche en premier lieu les secteurs des matières premières (-2,04%), de l’automobile (-0,76%) et de la distribution (-0,58%).

A l’opposé, les secteurs défensifs restent dans le vert: celui des services aux collectivités progresse de 1,07%, celui de la santé de 0,56%, celui de l’immobilier de 0,46%.

Le brasseur danois Carlsberg gagne 2,53% après avoir relevé son objectif de bénéfice d’exploitation pour l’ensemble de l’année et publié un chiffre d’affaires trimestriel supérieur aux attentes, les volumes de bière ayant dépassé les niveaux d’avant la pandémie.

CHANGES

Sur le marché des changes, le dollar est quasiment inchangé face aux autres grandes devises, l' »indice dollar » cédant 0,01% après avoir profité de son statut de valeur refuge sur les deux dernières séances.

L’euro évolue autour de 1,171 dollar, après avoir reculé dans la matinée au plus bas depuis novembre, à 1,17.

Le dollar néo-zélandais (-0,43%) a atteint en séance un creux de neuf mois contre le billet vert après que la banque centrale de Nouvelle-Zélande a maintenu son principal taux directeur à 0,25% alors qu’un relèvement était anticipé, les responsables politiques de l’institution ayant rapidement réorienté leur stratégie à la suite du reconfinement du pays.

Les projections des membres de la banque centrale prévoient toujours une hausse de taux avant la fin de l’année, ce qui permet à la devise de réduire ses pertes.

La livre quant à elle n’a pas réagi à l’annonce d’un ralentissement plus marqué que prévu de l’inflation britannique à 2% en juillet alors que le consensus Reuters tablait sur +2,3% après +2,5% en juin.

TAUX

Le rendement des Treasuries à dix ans regagne deux points de base, pour revenir à 1,2734% après un creux à 1,217% la veille.

Son équivalent allemand est toutefois orienté en baisse: le taux du Bund à dix ans cède plus d’un point de base, à -0,484%.

PÉTROLE

Les cours du pétrole remontent après quatre jours de repli, même si les investisseurs s’inquiètent toujours des perspectives de la demande avec l’augmentation des cas de COVID-19 dans le monde.

Le baril de Brent gagne 1,25% à 69,89 dollars et le brut léger américain avance de 1,1% à 67,32 dollars.

(Reportage Laetitia Volga, édité par Blandine Hénault)



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