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Jean-Marc Governatori, candidat atypique à la primaire écologiste


Jean-Marc Governatori lors des journées d’été d’EELV à Poitiers, le 19 août.

Il sera finalement bien candidat. Après quelques rebondissements au cœur de l’été, la justice a tranché, et les parrainages obtenus par Jean-Marc Governatori ont été jugés recevables par le tribunal de Bobigny. Le parti Cap Ecologie, qu’il copréside avec Corinne Lepage, avait un temps été exclu du « pôle écologiste », en raison de divergences avec Europe Ecologie-Les Verts (EELV) sur le fond et la forme de la primaire.

A l’approche du premier tour de ce scrutin – qui se tiendra du 16 au 19 septembre –, les cinq candidats cherchent à se démarquer. Delphine Batho, Yannick Jadot, Eric Piolle, Sandrine Rousseau et, donc, Jean-Marc Governatori se disputent la place de représentant de l’écologie à l’élection présidentielle de 2022. Pour M. Governatori, la campagne a commencé de manière inattendue : non vacciné, l’homme de 62 ans a été contaminé, la semaine du 9 août, par le Covid-19 et placé à l’isolement pour plusieurs jours. Il fait son retour ces jours-ci, aux journées d’été des écologistes à Poitiers, où il disposera d’une carte blanche d’une heure, comme ses quatre concurrents.

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Là où l’histoire est étonnante, c’est que le 4 août, il expliquait, dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, qu’il fallait arrêter « d’emmerder les non-vaccinés », craignant qu’on ne soit en train, avec la vaccination, de « fabriquer des maladies ». « Pourquoi en fait-on autant pour le Covid et si peu pour des maladies qui tuent cinq fois plus ? », demandait aussi celui qui est conseiller municipal d’opposition à Nice.

« Vidéo décalée »

Une manière de rallier les opposants au passe sanitaire, très nombreux dans les rues chaque samedi ? Ses propos ont en tout cas fait bondir au sein d’Europe Ecologie-Les Verts. « On a trouvé la vidéo un peu décalée par rapport à nos idées, admet Alain Coulombel, porte-parole national d’EELV. Nous défendons la vaccination, donc, forcément, tout ce qui la remet en cause s’éloigne de notre projet. » Il tente toutefois de calmer les choses : « Cela fait partie du jeu de la campagne. Jean-Marc Governatori n’est pas membre d’EELV, il n’est pas obligé de se discipliner aux orientations du parti. »

Le candidat niçois dit, lui, avoir reçu « des messages de soutien extraordinaires », et se justifie ainsi auprès du Monde : « Je suis pour la liberté vaccinale. Les critiques viennent de ceux qui ont volontairement mal compris mes propos. Le vaccin est une des réponses qu’on peut apporter, mais il y en a d’autres. »

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