le gouvernement n’est pas «fétichiste du passe sanitaire», affirme Gabriel Attal


Invité du Grand Jury LCI-RTL-Le Figaro, le porte-parole du gouvernement a souhaité dédramatiser les restrictions, seules alternatives à «la fermeture» face au Covid-19 selon lui.

Des manifestations nombreuses contre le passe sanitaire aux différents meetings politiques qui se tenaient à gauche comme à droite, les oreilles du gouvernement ont encore sifflé tout le long du week-end. Armé d’une lance à incendie, son porte-parole s’est escrimé contre les départs de feu en défendant sur Le Grand Jury LCI-RTL-Le Figaro une approche pragmatique de l’épidémie.

«Dans un monde idéal, il n’y aurait pas de passe sanitaire» a-t-il fait observer, sommant ses adversaires de proposer une «meilleure alternative». Avant d’ajouter que si l’ouverture des restaurants et des discothèques a pu être maintenue malgré la hausse des taux d’incidence cet été, notamment dans le sud, c’est grâce à cet «outil» du gouvernement.

Reconnaissant que l’objectif des 50 millions de vaccinés ne sera pas atteint comme prévu au 31 août, Gabriel Attal a toutefois précisé que l’instauration du passe sanitaire a poussé douze millions de Français supplémentaires à se faire vacciner depuis l’allocution du chef de l’État, dont un million grâce aux dispositifs «allez vers» qui permettent aux associations d’aller chercher certaines personnes «au pied de leur immeuble» pour les emmener se faire vacciner. Interrogé sur la question d’une vaccination obligatoire, il a estimé que «ça peut venir à un moment», expliquant que si le vaccin avait été obligatoire tout de suite, la défiance aurait été plus forte encore. Pour l’heure en revanche, il n’est toujours pas question de vacciner les enfants de moins de douze ans, d’après les avis scientifiques recueillis.

Le porte-parole a également confirmé que le gouvernement ferait appel des décisions de deux tribunaux administratifs de suspendre l’obligation de contrôler le passe sanitaire à l’entrée des grandes surfaces, assurant toutefois qu’au mois d’avril, il ne sera «évidemment» pas nécessaire d’avoir son passe sanitaire pour aller voter à la présidentielle. S’il a enfin minimisé les oppositions à ces mesures, notamment à l’école à quelques jours de la rentrée, il a pris soin de ne plus s’aventurer sur le terrain des prophéties, et confié : «en treize mois [de porte-parolat, ndlr] j’ai appris une chose, c’est à ne jamais dire ‘jamais’ et à ne rien exclure par principe».



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