15 arrestations aux Pays-Bas lors de manifestations contre les nouvelles restrictions


Des heurts ont éclaté samedi soir en marge d’un rassemblement pour protester contre le confinement partiel et la fermeture anticipée des bars, décrétés pour faire face à un nombre record de cas de Covid-19.

La police a déclaré avoir arrêté quinze personnes samedi soir à Leeuwarden, une ville du nord des Pays-Bas après des heurts entre les forces de l’ordre et des centaines de personnes mécontents de la fermeture anticipée des bars à cause du Covid-19.

Le Premier ministre néerlandais Mark Rutte a annoncé vendredi la réintroduction d’un confinement partiel avec une série de restrictions sanitaires, touchant notamment le secteur de la restauration, pour faire face à un nombre record de cas de Covid-19. Les bars et les restaurants doivent fermer à 20 heures (19 heures GMT), au moins jusqu’au 4 décembre.

De nouvelles restrictions politiquement sensibles

Des centaines de personnes se sont rassemblées après l’heure de fermeture sur une place du centre-ville de Leeuwarden, chef-lieu de la région de la Frise, où elles ont bu et chanté sur les marches du palais de justice, a rapporté la télévision publique néerlandaise NOS. Un grand groupe de personnes tirait des feux d’artifice et refusait de quitter le centre-ville de Leeuwarden après la fermeture obligatoire des bars et des restaurants, a déclaré la police sur Twitter. «La police anti-émeute a effectué plusieurs charges dans le centre de Leeuwarden. Quinze arrestations ont également été effectuées», a-t-elle ajouté.

Les nouvelles restrictions sont politiquement sensibles, la police ayant utilisé vendredi un canon à eau à La Haye pour disperser des manifestants qui jetaient des pierres et tiraient des feux d’artifice pendant une conférence de presse du gouvernement pour annoncer les nouvelles mesures. Des milliers de personnes avaient déjà manifesté à La Haye dimanche dernier après l’annonce par le gouvernement de la réintroduction des masques dans certains espaces publics.



Lire la suite
www.lefigaro.fr

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *