retour du masque dans toutes les écoles


Les régions repassent au niveau 2 du protocole sanitaire.

Retour du masque dans toutes les écoles de France ce lundi, comme l’a annoncé le 9 novembre le ministère de l’Éducation, après l’allocution du président Macron. «Tous les départements passent au niveau 2 du protocole sanitaire», avait précisé la Rue de Grenelle. Un peu plus tôt, le chef de l’État avait fait valoir que «la cinquième vague a commencé en Europe, au Royaume-Uni, en Allemagne, où plus de 30.000 nouveaux cas supplémentaires sont enregistrés chaque jour» et que, malgré une «situation en France plus favorable», le taux d’incidence avait augmenté de 40 % en une semaine.

Le critère fixé pour rester au niveau 1 du protocole était d’avoir un taux d’incidence inférieur à 50 cas pour 100.000 habitants. Outre le masque, le passage du protocole au niveau 2 implique une désinfection des surfaces les plus fréquemment touchées, plusieurs fois par jour, et l’absence de sports de contact.

Au Snuipp-FSU, le premier syndicat du primaire, on estime que cet «effet yo-yo» et «ces allers-retours» risquent de créer de «l’instabilité et de l’insécurité dans les écoles». Fin septembre, le syndicat s’inquiétait déjà de l’abandon du masque, évoquant deux études américaines «confirmant l’importance du port du masque à l’école pour freiner les contaminations et éviter les clusters».

Fatalisme

Le gouvernement avait annoncé en septembre la levée du masque pour les élèves du primaire dans les départements les moins touchés par l’épidémie. Début octobre, 47 départements avaient ainsi pu l’enlever, suivis par d’autres les semaines suivantes. Au total, le port du masque à l’école avait été levé avant la Toussaint dans 79 départements, avant d’être à nouveau réinstauré progressivement, au rythme de l’épidémie. À la Peep, deuxième fédération de parents d’élèves, on évoque une forme de fatalisme face à ce retour en arrière. Du côté des familles, on craint surtout d’autres mesures qui seraient plus restrictives, en cas de forte remontée épidémique.

Au collège et au lycée, où les élèves avaient conservé le masque, les règles restent inchangées. À ce jour, 75,9 % de la tranche des 12-17 ans ont reçu au moins une dose de vaccin (et 72,1 % les deux injections), un chiffre proche de celui atteint, en moyenne, dans l’ensemble de la population (76,3 %). Ouverte aux plus de 12 ans depuis la mi-juin, la vaccination des 12-17 ans se situait à 67 % au début du mois de septembre. Aujourd’hui, comme hier, elle est marquée par de fortes disparités nationales: 86 % des enfants et adolescents ont reçu les deux doses dans le Finistère, 88 % en Vendée, 71 % à Paris contre 41 % en Haute-Corse, 49,6 % en Seine-Saint-Denis ou encore 51 % dans les Bouches-du-Rhône.

Pourtant, le ministère de l’Éducation a déployé depuis la rentrée de septembre une campagne de vaccination au sein même de ses établissements. Concernant le vaccin pour les moins de 12 ans, le ministre de la Santé, Olivier Véran, a indiqué le 10 novembre qu’aucune décision ne serait prise avant fin 2021 ou début 2022. De son côté, le Conseil constitutionnel a censuré, le 9 novembre, l’accès au statut vaccinal des élèves par les directeurs d’établissement scolaire, qui était prévu dans le projet de loi portant diverses dispositions de vigilance sanitaire.



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