chez Les Républicains, des candidats à droite toute


Les quatre candidats à l’investiture du parti Les Republicains (LR), lors du deuxième débat, à Paris, le 14 novembre 2021.

Fini les petits fauteuils aux airs de salon cosy. Dimanche 14 novembre, pour le deuxième débat des prétendants de la droite à la candidature pour le scrutin présidentiel de 2022, BFM-TV a opté pour un retour des bons vieux pupitres installés les uns à côté des autres, comme une ligne de départ avant une course. Une compétition où la droite a tenté d’aller le plus loin possible sur les questions régaliennes, essayant peut-être de distancer le presque candidat d’extrême droite Eric Zemmour, qui ne cesse de la moquer afin d’attirer à lui ses électeurs. A l’heure où la planète semble plus en danger que jamais, et où l’Europe est à l’aube d’une cinquième vague de la pandémie de Covid-19, la droite semblait, dimanche, n’avoir d’autre préoccupation que le régalien.

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Après une courte présentation de chacun des candidats, les journalistes sont entrés dans le vif du sujet avec le premier thème : l’immigration. Une question sur laquelle l’ancien commissaire européen Michel Barnier, la patronne de l’Ile-de-France, Valérie Pécresse, le président des Hauts-de-France, Xavier Bertrand, le député des Alpes-Maritimes Eric Ciotti, et le maire de La Garenne-Colombes (Hauts-de-Seine), Philippe Juvin, ont rivalisé de propositions plus fermes les unes que les autres.

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La première question sur la crise migratoire organisée par la Biélorussie à la frontière de la Pologne a été l’occasion pour les candidats de rappeler leurs positions. Interrogés sur « la crise humanitaire », ils ont plutôt répondu sur l’entrée ou non des migrants sur le sol européen, estimant tous qu’il fallait « aider les Polonais ». Tous ou presque se sont même prononcés en faveur de la construction d’un mur à la frontière polonaise. « On ne peut pas céder au chantage migratoire d’un dictateur. Si nous plions à la frontière polonaise, alors demain nous plierons à Ceuta [ville autonome espagnole ayant une frontière terrestre avec le Maroc] ou Lesbos [Grèce]. C’est l’existence même de l’Europe qui est en jeu », a jugé Valérie Pécresse.

« Qui nous sommes ? »

Pour les candidats, qui seront départagés par les adhérents du parti le 4 décembre, il s’agit de montrer qu’ils sont le plus à droite possible. Hors de question de passer pour laxistes, au risque de se faire disqualifier par des militants présentés par beaucoup comme plus à droite que leurs élus. Et tant pis pour l’après-4 décembre, où il faudra parler à tous les Français. A la bouche, les cinq prétendants n’avaient tous que le mot fermeté. Ainsi du moratoire de Michel Barnier, qu’il a expliqué après avoir cité Michel Prats, magistrat apprécié des milieux d’extrême droite. Le même Michel Barnier qui, vendredi 12 novembre, a proposé de supprimer le droit du sol à Mayotte.

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