«Il n’y a pas une acceptation massive» des tests salivaires à l’école, regrette Jean-Michel Blanquer


Dans un entretien accordé au Parisien, le ministre de l’Éducation nationale encourage ce dépistage «sur une tranche d’âge qui n’est pas vaccinée».

Depuis lundi 15 novembre, le masque est de retour dans toutes les classes de France. Une décision annoncée par le président de la République lors de son allocution. Début octobre, 47 départements avaient ainsi pu l’enlever, suivis par d’autres les semaines suivantes. Au total, le port du masque à l’école avait été levé avant la Toussaint dans 79 départements, avant d’être à nouveau réinstauré progressivement, au rythme de l’épidémie. Auprès du Parisien , le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer justifie ce retour par «la tendance haussière […] partout, même pour les départements en dessous d’un taux d’incidence de 50».

«Ces ajustements sont désagréables, mais c’est le prix à payer d’un pilotage pragmatique de la situation sanitaire», poursuit-il, estimant que «le haut niveau de vaccination change la donne». À ce jour, 75,9 % de la tranche des 12-17 ans ont reçu au moins une dose de vaccin, mais ce taux est disparate. Ainsi 88% des enfants vendéens sont vaccinés contre 71% à Paris ou 41% en Haute-Corse. Le ministre insiste également sur le fait que «le milieu scolaire n’est pas un milieu spécifiquement contaminant».

1057 classes fermées, une augmentation à prévoir

Jean-Michel Blanquer est revenu sur l’expérimentation en cours par 10 départements de l’isolement des cas positifs et le dépistage de toute la classe au lieu de la fermeture des classes. «L’idée est de voir si les laboratoires suivent le rythme des dépistages massifs dans les classes où l’on identifie un cas positif, et de disposer d’un protocole évitant au maximum les fermetures de classe. Pour l’instant, on voit que c’est plus ou moins le cas selon les départements, mais il est trop tôt pour des conclusions définitives». «On le fera dans deux semaines», annonce-t-il. Actuellement, 1057 classes sont fermées, «c’est-à-dire au même niveau qu’avant les vacances de la Toussaint». Le ministre prévoit une augmentation, «comme à chaque fois dans les périodes qui suivent les vacances».

Quant aux tests salivaires – 400.000 sont déployés cette semaine -, il regrette qu’il «n’y [ait] pas une acceptation massive». «C’est une difficulté qu’on a depuis le début. Pourtant, il est essentiel que ces tests se fassent sur une tranche d’âge qui n’est pas vaccinée. J’encourage largement les parents dans ce sens», conclut le ministre.

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