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Avec la pandémie de Covid-19, les riches privilégient l’aviation d’affaires


Du premier plan à l’arrière-plan : un jet Gulfstream G650, un Bombardier Global 7500 de VistaJet et un Boeing 737 de Mid East Jet, sur le tarmac de l’aéroport international de Larnaca, à Chypre, le 28 mai 2021.

Alors que l’aviation commerciale est encore loin d’avoir retrouvé ses niveaux d’activité d’avant la crise sanitaire, le secteur des jets privés se porte comme un charme. Il connaît même une explosion de la demande. Un vrai « boom », constate Benoît Defforge, président de la division Corporate Jets d’Airbus. « Entre 2020 et 2021, le nombre de clients a connu une croissance de 50 % en un an », corrobore Simon Rochefort, vice-président chargé des ventes de VistaJet, l’un des leaders mondiaux de l’aviation d’affaires.

Au cours de cette période, « plusieurs centaines de clients » ont délaissé les compagnies régulières pour s’offrir le luxe des jets d’affaires. Or, « avant la pandémie », rappelle-t-il, « il n’y avait que 10 % des passagers capables de s’offrir un vol en avion privé qui le faisaient ». Ce serait donc un moyen de limiter les risques de contagion. En moyenne, « il n’y aurait que 20 à 30 points de contact potentiels avec le Covid pour un passager d’un vol affaires contre 700 dans l’aviation commerciale ».

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Du côté d’Airbus, on reconnaît que les « préoccupations sanitaires » des nouveaux passagers de l’aviation privée ont joué un rôle dans l’embellie du secteur. A titre d’exemple, ajoute le dirigeant de VistaJet, « le temps moyen entre l’arrivée à l’aéroport et la montée à bord du client d’un jet privé s’établirait autour de dix minutes », alors qu’il faut parfois beaucoup plus de temps aux passagers d’un vol commercial pour franchir toutes les barrières réglementaires et sanitaires avant de s’installer dans leur fauteuil de business class.

L’autre attrait de l’aviation d’affaires concerne la disponibilité des lignes. Avec la crise, « beaucoup de destinations commerciales n’existent plus aujourd’hui », notamment sur le secteur du long-courrier, relève Simon Rochefort. Des lignes reprises par les jets d’affaires. A tel point, se félicite-t-il, qu’en 2021 « l’aviation privée connaît un véritable âge d’or ».

Prix stratosphériques

A la veille du Salon de l’aéronautique de Dubaï, qui s’est ouvert dimanche 14 novembre, VistaJet a présenté le dernier-né de sa flotte, le Global 7500 du constructeur québécois Bombardier. « Un des jets privés les plus chers au monde », précise la compagnie. De fait, il est vendu au prix de base de 72 millions de dollars (63,4 millions d’euros) sans les options d’équipements intérieurs. Il faut avoir de solides moyens pour s’offrir un voyage à bord d’un tel avion. « Environ 25 000 euros de l’heure avec un minimum de cinq heures, soit 125 000 euros par vol », signale M. Rochefort.

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