les centres de vaccination bientôt relancés


LE POINT SUR LA SITUATION – Nouvelles mesures, nouveaux bilans et faits marquants : Le Figaro fait le point sur les dernières évolutions de la pandémie.

Les centres de vaccination vont faire leur grand retour en France, pas d’injection pour les enfants de moins de 12 ans avant février, Bruno Le Maire «pas favorable» au confinement des personnes non vaccinées… Le Figaro fait le point ce jeudi 18 novembre sur les dernières informations liées à la pandémie de Covid-19.

Des centres de vaccination relancés en France

Des centres de vaccination, qui avaient fermé à la fin de l’été après six mois d’une campagne vaccinale de masse, vont «reprendre une activité» pour aider à la dose de rappel, a indiqué jeudi le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal. «Avec l’augmentation des injections liées au rappel de vaccination, aujourd’hui pour les plus de 65 ans et demain pour les plus de 50 ans, ça peut amener des centres de vaccination qui avaient fermé – ou alors qui avaient réduit la voilure – à reprendre une activité», a indiqué Gabriel Attal sur LCI, interrogé sur une possible réouverture de «vaccinodromes» dans les prochaines semaines.

Les centres de vaccination «ont montré toute leur efficacité, ils sont identifiés», et «les Français les connaissent, ils savent où aller», a-t-il plaidé. Les personnes de plus de 65 ans et celles ayant des comorbidités peuvent depuis plusieurs semaines faire un rappel, sans quoi elles verront leur passe sanitaire désactivé, «six mois et cinq semaines» après la précédente injection, à partir du 15 décembre. Pour les 50-64 ans, la campagne de rappel sera ouverte dès le début décembre.

Pas de vaccination des enfants de moins de 12 ans avant février, selon Gabriel Attal

Invité sur LCI ce jeudi, Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement, a affirmé que la décision d’ouvrir la vaccination aux enfants de 5 à 12 ans ne sera pas prise avant février 2022. «On prend les décisions dès lors qu’on a des recommandations scientifiques qui nous disent “on vous le recommande”», a-t-il déclaré. «Sur la vaccination des enfants, l’agence sanitaire européenne devrait nous donner son avis d’ici la fin de l’année. Ensuite il faut que l’autorité française nous donne un avis. On ne l’attend pas avant début 2022. Ce sujet est loin d’être anodin. Il est normal que les autorités de santé prennent le temps », a expliqué le porte-parole du gouvernement.

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Bruno Le Maire n’est «pas favorable » au confinement des personnes non vaccinées

Le ministre de l’Économie a déclaré sur RMC ce jeudi n’être «pas favorable» à un confinement qui ne toucherait que les personnes non vaccinées, qualifiant cette mesure de «discriminatoire». «Je suis surtout favorable à ce qu’on évite ces mesures-là, à ce qu’on évite un nouveau confinement, et à ce que chacun fasse l’effort nécessaire pour se vacciner, pour se protéger», a commenté Bruno Le Maire. Disant «partager l’inquiétude» des professionnels face à une cinquième vague qui pourrait parasiter la saison des fêtes, le patron de Bercy a estimé que la France ne pouvait «se permettre» un nouveau confinement. «Ce serait trop dur pour les Français, les restaurateurs, les commerçants, pour chacun d’entre nous, pour nos enfants, pour la société française dans son ensemble», a jugé le ministre.

Télétravail : pas de durcissement des règles en vue à ce stade

Le gouvernement n’envisage pas à ce stade de renforcer les règles en matière de télétravail face à la cinquième vague de l’épidémie de Covid-19, a indiqué jeudi le ministère du Travail. «Nous n’envisageons pas aujourd’hui de renforcer les règles sur le télétravail», a fait savoir le ministère, arguant que «la situation n’est pas la même qu’au printemps dernier», avec «aujourd’hui 90% des adultes qui sont vaccinés».

Le ministère met aussi en avant le «protocole sanitaire strict qui s’applique en entreprise, avec le port du masque obligatoire dans tous les espaces de travail clos et partagés ainsi que le respect des gestes barrières». Dans une interview à l’Opinion.fr, la ministre du Travail, Elisabeth Borne, a évoqué jeudi un protocole «exigeant», déplorant «un certain relâchement ces derniers mois notamment sur le port du masque». «Il faut que chacun se remobilise», a-t-elle insisté, ajoutant que les contrôles de l’inspection du travail seraient renforcés sur le respect du protocole.

Un rapport sénatorial propose d’«amplifier le soutien » en outre-mer

La quatrième vague du Covid-19 a provoqué un «tsunami épidémique» dans les outre-mers, selon une mission commune d’information du Sénat qui propose de territorialiser les réponses et d’amplifier le soutien à ces territoires «encore trop vulnérables face aux risques de reprise épidémique». «Les outre-mers représentent 4% de la population française, mais plus de 30% des décès liés au Covid et survenus en milieu hospitalier de début juillet à fin octobre», rappelle jeudi dans un rapport cette mission.

Destinée à évaluer les effets des mesures prises ou envisagées en matière de confinement ou de restrictions d’activités, elle est présidée par le sénateur PS Bernard Jomier. Dans les outre-mers, le variant delta a touché «des populations moins affectées par les vagues précédentes, et donc moins immunisées, beaucoup moins vaccinées qu’en métropole (entre 20 et 35 points de pourcentage de moins selon les territoires), et plus exposées en raison de comorbidités plus fréquentes: surpoids et obésité, diabète, hypertension», explique le rapport.

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Allemagne : les hôpitaux sous haute tension

Avec la nouvelle vague de Covid-19, l’Allemagne se demande combien de temps son système de santé va tenir, alors que ses hôpitaux disposent de «4000 lits de soins intensifs de moins qu’il y a un an en raison du personnel soignant épuisé qui a quitté son emploi ou réduit son temps de travail», selon Gernot Marx, président de l’Association allemande de médecine intensive (DIVI).

AstraZeneca annonce des essais réussis pour un médicament contre le Covid-19

Le géant pharmaceutique britannique AstraZeneca a à son tour annoncé des essais cliniques avancés réussis contre pour un médicament à base d’anticorps contre le Covid-19 chez des patients à haut risque. Le laboratoire anglo-suédois emboîte ainsi le pas aux américains Merck et Pfizer, qui avaient proclamé respectivement en octobre et début novembre qu’ils étaient parvenus à développer des médicaments permettant d’éviter les formes graves de la maladie et à prendre dès les premiers symptômes.

Le suivi à six mois d’un premier essai consistant à injecter une dose 300 mg du médicament AZD7442 «a montré une réduction de 83% du risque» de développer une forme symptomatique du Covid, a indiqué Astra Zeneca dans un communiqué jeudi. «Aucune forme grave de la maladie ni aucun décès» lié au Covid n’ont été comptabilisés au cours de l’essai, a précisé le laboratoire. Au début de l’étude, plus de 75% des participants présentaient des comorbidités les exposant à un risque élevé de forme sévère de la maladie en cas d’infection. Un deuxième essai a quant à lui «montré une réduction de 88% du risque de Covid-19 grave ou de décès lorsqu’il est traité dans les trois jours suivant l’apparition des symptômes».

Les États-Unis commandent à Pfizer 10 millions de traitements de sa pilule anti-Covid

Le laboratoire Pfizer a annoncé jeudi dans un communiqué que le gouvernement américain lui avait commandé 10 millions de traitements de sa pilule anti-Covid pour 5,29 milliards de dollars, sous réserve que le médicament reçoive le feu vert des autorités sanitaires. Le groupe, qui commercialise déjà un vaccin contre le virus en collaboration avec BioNTech, a déposé en début de semaine auprès de l’agence américaine des médicaments (FDA) une demande d’autorisation en urgence pour ce traitement très attendu car il peut facilement être pris chez soi dans les premiers jours après l’apparition de symptômes en cas d’infection.

Ce traitement antiviral, qui sera commercialisé sous le nom de Paxlovid, a démontré une efficacité de 89% contre les hospitalisations et décès lors d’essais cliniques, lorsqu’il est pris dans les trois jours suivant l’apparition des symptômes. Ces essais ont été menés par l’entreprise sur des personnes présentant un haut risque de développer un cas grave de Covid-19.

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Plus de 5,1 millions de morts dans le monde

La pandémie du nouveau coronavirus a fait au moins 5.122.675 morts dans le monde depuis fin 2019, selon un bilan établi par l’AFP. Plus de 254.952.650 cas d’infection ont été officiellement diagnostiqués depuis le début de l’épidémie. Les États-Unis sont le pays le plus touché, avec 767.435 décès, devant le Brésil (611.851), l’Inde (464.623) et le Mexique (291.573). L’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime, en prenant en compte la surmortalité directement et indirectement liée au Covid-19, que le bilan global de la pandémie pourrait être deux à trois fois plus élevé que celui calculé à partir des chiffres officiels.



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