la Haute Autorité de santé recommande une dose de rappel pour tous les adultes de plus de 18 ans


Les autorités de santé veulent étendre et accélérer la campagne vaccinale. La Haute Autorité de santé (HAS) a recommandé, jeudi 25 novembre, une dose de rappel de vaccin contre le Covid-19 pour toutes les personnes de plus de 18 ans, et ce, dès cinq mois après la dernière injection.

« La HAS considère que le contexte épidémique préoccupant justifie une accélération de la campagne vaccinale en raccourcissant le délai entre primovaccination et dose de rappel », précise l’instance dans un communiqué. Le nombre de cas augmente en effet très rapidement en France depuis plusieurs jours. Plus de 32 000 nouvelles contaminations ont été enregistrées, mercredi, un chiffre inégalé depuis le 24 avril. Le ministre de la santé, Olivier Véran, doit annoncer de nouvelles mesures pour lutter contre l’épidémie, jeudi midi.

En direct : le gouvernement annonce de nouvelles mesures à la mi-journée

Reprise de l’épidémie « encore plus forte qu’attendue »

Dans un avis rendu seulement six jours auparavant, vendredi, la HAS préconisait que la dose de rappel soit faite à partir de 40 ans, six mois après la dernière injection. Mais elle a décidé d’abaisser ces délais, car la « reprise de l’épidémie » est « encore plus forte qu’attendue », explique-t-elle dans son nouvel avis.

La HAS se base notamment sur des projections de l’Institut Pasteur, qui évaluent la réduction du pic des hospitalisations si on administre la dose de rappel à partir de 18 ans. Selon la HAS, cette réduction est de 39 % si le rappel est fait six mois après la dernière injection, et passe à 50 % si le rappel est fait à cinq mois. La HAS assure que le bien-fondé de cette stratégie est également illustré par « les données issues d’études en vie réelle menées en Israël ».

Au-delà du rappel, « il est primordial de poursuivre les efforts de vaccination des personnes non encore vaccinées », dit la HAS. Enfin, elle insiste sur le « renforcement de l’adhésion aux gestes barrières à un haut niveau », afin de « préserver le système de soins et d’éviter des mesures restrictives ».

Le Monde avec AFP



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