La restauration face au manque cruel de personnel



La restauration face au manque cruel de personnel

Le chef Pierre Orsi est une légende de la gastronomie lyonnaise avec son restaurant étoilé à son nom place Kléber et la grande brasserie Cazenove à proximité. Depuis la fin des confinements, ses établissements sont bondés. Mais difficile de suivre la cadence alors qu’il lui manque une dizaine de salariés. « Deux sommeliers sont partis créer leur propre affaire, des employés ont changé de vie, nous avons des besoins dans presque tous les postes », explique Pierre Orsi.

En plus de soixante ans passés derrière les casseroles, il n’avait jamais connu ça. Pour la première fois, il a dû publier une annonce dans le journal Le Progrès. Et malgré la situation financière tendue après des mois de fermeture, il a augmenté de 15 à 20% les salaires de sa cinquantaine de collaborateurs tout en améliorant leurs conditions de travail: « Je diminue le nombre de couverts, je refuse les réservations tardives, je ferme trois jours par semaine et je commande davantage de produits déjà préparés pour simplifier le travail. » S’il reste partisan du fait maison, il se fait livrer les haricots déjà équeutés et les filets de poissons levés. Seize de ses salariés sont logés dans un immeuble qui lui appartient. Mais malgré ces atouts pour fidéliser son personnel, le chef s’inquiète pour



Lire la suite
www.challenges.fr

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *