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La France anticipe 100.000 demandes d’asile pour 2021, des chiffres en légère hausse


La France devrait enregistrer près de 100.000 demandes d’asile en 2021, en «légère hausse» par rapport à 2020 mais encore loin de l’année record 2019, a indiqué mercredi 8 décembre Julien Boucher, directeur général de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra).

«La demande globale devrait s’établir autour de 100.000 demandes», a déclaré le patron de l’Ofpra, en charge d’attribuer le statut de réfugié, auditionné à quelques semaines de la fin de l’année par la commission des lois du Sénat. C’est en «légère hausse par rapport à 2020», quand 96.000 demandes avaient été introduites, mais un niveau qui demeure «significativement inférieur à celui de l’avant-crise sanitaire».

«Entre 6500 et 8000 demandes mensuelles»

En 2019, environ 133.000 demandes avaient été enregistrées par l’Ofpra. Depuis le début de l’année, cet organe enregistre «entre 6500 et 8000 demandes mensuelles», contre 10 à 11.000 en 2019, a-t-il précisé. Julien Boucher a toutefois noté un «pic» à près de 11.000 demandes au mois de septembre, «lié à l’introduction de la majeure partie des demandes des ressortissants afghans évacués dans le cadre de l’opération Apagan».

Consécutive à la prise de pouvoir par les talibans en Afghanistan, l’opération Apagan a permis l’évacuation de plus de 2600 Afghans menacés pour avoir travaillé pour la France ou pour leur engagement en faveur des droits humains. La place de l’Afghanistan, premier pourvoyeur d’aspirants au statut de réfugié en France depuis des années, a continué de se renforcer, «ce pays représentant depuis le début de l’année 14% des premières demandes d’asile», a souligné Julien Boucher.

Selon lui, le retour de la demande d’asile au niveau de l’avant-Covid pourrait avoir lieu en 2022. Le directeur de l’Ofpra s’est par ailleurs félicité de la «réduction drastique» du stock de dossiers en attente d’examen, passé de «90.000 environ à la fin du mois d’octobre 2020 à environ 50.000» en novembre 2021. Une réduction jugée «essentielle» et un «préalable nécessaire à l’atteinte des objectifs de l’Ofpra en matière de délai de traitement» des nouvelles demandes. En 2020, il fallait «environ huit mois et demi» pour qu’une demande soit traitée.



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