À Béziers, une infirmière et son patient poursuivis pour fausse vaccination après une délation


La femme, qui a dit avoir voulu aider une de ses connaissances, a été dénoncée par un appel téléphonique anonyme.

Il s’en vantait… Et n’aurait pas dû. Selon des informations transmises par le procureur de la République de Béziers (Hérault) Raphaël Balland, un patient faussement vacciné contre le covid-19 et son infirmière sont actuellement poursuivis pour escroquerie. Ils seront jugés le 28 février 2022 devant le tribunal correctionnel de la ville.

«Travaillant au sein du centre de vaccination de Béziers, cette infirmière avait accepté de s’organiser afin de l’accueillir elle-même pour faire semblant de lui administrer une première dose de vaccin le 23 juin 2021 permettant à cet homme d’obtenir une attestation de première vaccination», explique le communiqué du procureur. Un nouveau rendez-vous était fixé le 3 août 2021, pour la seconde dose. Mais un appel téléphonique anonyme auprès du centre de vaccination avait révélé que le patient «se vantait auprès de son entourage» d’être faussement vacciné.

Un cadre était alors intervenu dans le box de l’infirmière pour constater la «machination», et avait signalé lui-même le cas à l’agence régionale de santé. Prévenu, le commissariat de Béziers a mené l’enquête, ne pouvant toutefois établir si l’infirmière avait répété l’opération avec d’autres patients.

Les deux personnes ont fini par être placées en garde à vue le 6 décembre, reconnaissant les faits. L’homme a expliqué «ne pas avoir confiance dans la vaccination anti-covid» mais avoir besoin d’un passe sanitaire dans le cadre d’activités musicales. De son côté, l’infirmière a affirmé n’avoir fait de fausse vaccination qu’avec ce patient, qu’elle connaissait personnellement.

Le parquet a décidé de les poursuivre du chef d’escroquerie pour l’homme, et de complicité d’escroquerie pour la femme, un juge des libertés les plaçant sous contrôle judiciaire. L’infirmière s’est vue «imposer l’interdiction d’exercer son activité professionnelle», ainsi que des soins psychologiques «compte tenu d’une fragilité de son état mental mise en évidence pendant l’enquête», annonce également le parquet. Elle risque une interdiction d’exercer sa profession. Les deux prévenus encourent en outre une peine de cinq ans d’emprisonnement et 375.000 euros d’amende.


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