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un tribunal interdit à un dirigeant politique ses comparaisons avec l’Holocauste


Un tribunal néerlandais a interdit mercredi 15 décembre à Thierry Baudet, dirigeant du parti néerlandais populiste Forum pour la Démocratie (FvD), de comparer les restrictions sanitaires contre le coronavirus à l’Holocauste, a salué une organisation contre l’antisémitisme qui avait initié la procédure en justice.

Le député Thierry Baudet doit supprimer plusieurs de ses déclarations sur les réseaux sociaux dans les 48 heures, et ne pourra à l’avenir plus utiliser les images de l’Holocauste dans le cadre du débat entourant les mesures sanitaires, ont rapporté les médias néerlandais. «Tout cela avec une pénalité de 25.000 euros par jour, s’il y fait défaut», a déclaré le juge, cité par l’agence de presse néerlandaise ANP.

«Le droit à la liberté d’expression pour un représentant du peuple n’est pas illimité», a-t-il ajouté, condamnant le député pour avoir «inutilement offensé les victimes et les proches des victimes de l’Holocauste». «Jugement insensé, incompréhensible. Nous sommes en colère et combatifs. Et bien sûr, nous ferons appel», a déclaré Thierry Baudet sur Twitter après le jugement.

Plusieurs posts sont concernés

La procédure en référé avait été initiée par quatre juifs survivants de la Seconde guerre mondiale, le CJO, qui regroupe les organisations juives aux Pays-Bas, et le Centre d’information et de documentation d’Israël (CIDI), qui surveille l’antisémitisme dans le pays. Ils pointaient plusieurs publications du populiste Thierry Baudet sur Twitter, notamment celle dans laquelle il a affirmé que «les non vaccinés sont les nouveaux Juifs, ceux qui détournent le regard des exclusions sont les nouveaux nazis».

Thierry Baudet avait également publié côte à côte la photo d’un enfant qui n’avait pas été autorisé à aller à la fête de Saint-Nicolas (souvent source de joie pour les plus jeunes Néerlandais), et celle d’un garçon du ghetto de Lodz (Pologne) portant une étoile de David avant sa déportation. Les plaignants critiquaient également le partage par le populiste d’une photo du camp de concentration de Buchenwald, assortie du commentaire : «Comment est-il POSSIBLE de ne pas encore voir comment l’histoire se répète».

Le CIDI a salué le jugement sur Twitter, un «soulagement» pour l’accusation, tout en soulignant qu’ils ne souhaitaient via cette procédure en justice «pas prendre position dans le débat sur les mesures corona, qu’il est important de mener». En mars 2021, à une semaine des élections législatives, le populiste, connu pour ses positions contre les vaccins anti-Covid et les mesures sanitaires, avait déjà reçu un avertissement de Twitter.



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