La croissance l’activité freinée par le variant Omicron du coronavirus



La croissance l'activité freinée par le variant Omicron du coronavirus

PARIS (Reuters) – Principaux résultats provisoires des enquêtes Markit auprès des directeurs d’achats en Europe, publiés jeudi :

* ZONE EURO – RALENTISSEMENT DE L’ACTIVITÉ EN DÉCEMBRE

LONDRES – La croissance de l’activité du secteur privé de la zone euro a ralenti en décembre, en particulier dans les services, en raison du rétablissement des restrictions face à l’augmentation des cas de COVID-19.

L’indice d’activité PMI composite mesuré par IHS Markit auprès des directeurs d’achats, considéré comme un bon baromètre de l’état de santé de l’économie, a reculé davantage que prévu, à 53,4, contre 55,4 en novembre et 54,0 pour le consensus Reuters.

Il s’agit d’un plus bas depuis mars.

L’indice PMI du secteur des services a atteint un creux de huit mois, passant de 55,9 à 53,3. Celui du secteur manufacturier a reculé à 58,0, un plus bas en dix mois, contre 58,4 le mois précédent.

« La hausse du taux d’incidence du COVID-19 a entraîné un affaiblissement de la croissance en décembre, notamment dans le secteur des services, portant un nouveau coup à l’économie. L’année se termine ainsi sur une note décevante, l’expansion ayant ralenti dans l’ensemble de la région, et de façon particulièrement sévère en Allemagne », a déclaré Chris Williamson, économiste en chef d’IHS Markit.

Point positif, les pressions inflationnistes, toujours importantes, se sont atténuées, l’indice des prix des intrants passant de 88,9 à 87,0.

« L’allègement des tensions d’approvisionnement s’est accompagné d’une atténuation des pressions inflationnistes en décembre », a ajouté Chris Williamson.

* ALLEMAGNE – L’ACTIVITÉ SE CONTRACTE DANS LES SERVICES

BERLIN – L’activité du secteur privé allemand a ralenti plus que prévu en décembre, les restrictions visant à endiguer une nouvelle vague de contaminations par le coronavirus ayant affecté le secteur des services.

L’indice PMI composite calculé par IHS Markit auprès des directeurs d’achats, qui rassemble les secteurs manufacturier et des services, a reculé à 50,0, un plus bas en 18 mois, après 52,2 en novembre et 51,1 attendu.

Un indice à 50 indique une stagnation du niveau d’activité, toute valeur supérieure à ce chiffre traduisant une expansion et toute valeur inférieure une contraction.

L’indice PMI des services est tombé en zone de contraction, à 48,4, un creux de dix mois, après 52,7.

« La reprise économique allemande a été stoppée dans son élan en décembre par la résurgence de la pandémie de COVID-19 alors que de nouvelles restrictions et une incertitude accrue ont freiné l’activité dans les services », a déclaré Phil Smith, économiste d’IHS Markit.

L’indice du secteur manufacturier a grimpé de 57,4 en novembre à 57,9 en décembre, les perturbations des chaînes d’approvisionnement dues au variant Omicron semblant avoir été limitées jusqu’à présent, a ajouté l’économiste.

* FRANCE – LA REPRISE RALENTIT AVEC LE VARIANT OMICRON

PARIS – La croissance de l’activité des entreprises dans le secteur privé a ralenti en décembre, en raison en partie du variant Omicron du coronavirus, montrent les résultats préliminaires des enquêtes réalisées par IHS Markit auprès des directeurs d’achat (PMI).

L’indice PMI composite, qui regroupe le secteur manufacturier et des services, a reculé à 55,6 en décembre après 56,1 en novembre alors que le consensus le donnait à 55,0.

Le PMI pour les services est ressorti à 57,1 après 57,4 le mois précédent, là aussi une baisse moins importante que prévu puisque le consensus était à 56,0.

Celui du secteur manufacturier a en revanche reculé plus qu’attendu, à 54,9 contre 55,9 novembre et 55,5 pour le consensus Reuters.

« Les performances du secteur manufacturier et celles du secteur des services continuent en effet de diverger fortement », a déclaré Joe Hayes, économiste d’IHS.

La production manufacturière a de nouveau été pénalisée par la faiblesse de la demande, les tensions dans les chaînes d’approvisionnements.

Bien que l’activité ait continué d’augmenter dans les services, le secteur s’inquiète des répercussions de la dernière vague épidémique.

« Les risques pesant sur la conjoncture économique se sont nettement intensifiés depuis novembre et une nouvelle vague de cas de COVID-19 pourrait entraver la croissance du secteur des services », a ajouté Joe Hayes.

* ROYAUME-UNI – OMICRON PROVOQUE UNE DÉCÉLÉRATION

LONDRES – La propagation rapide du variant Omicron du coronavirus a pénalisé les entreprises britanniques du secteur de l’hôtellerie et des voyages en décembre, faisant chuter l’indice d’activité du secteur privé à un plus bas en dix mois.

L’indice PMI « flash » composite a reculé à 53,2 en décembre, contre 57,6 en novembre alors que le consensus Reuters tablait sur une baisse moins importante à 56,4.

L’enquête d’IHS Markit montre un ralentissement de la croissance des nouvelles commandes et des pressions sur les prix tandis que le principal risque pour l’expansion de l’activité est lié au variant Omicron.

« L’activité a fortement chuté dans les secteurs de l’hôtellerie, de la restauration, des voyages et des transports, et s’est arrêtée dans d’autres entreprises liées à la consommation », a déclaré Chris Williamson, économiste en chef d’IHS Markit.

« Le rythme de la croissance économique semble devoir continuer à s’affaiblir à l’approche de 2022 », a-t-il ajouté.

L’indice PMI des services s’est dégradé à 53,2, un plus bas depuis février, après 58,5 tandis que celui du secteur manufacturier a progressé à 53,3, un pic de quatre mois, après 52,7 en novembre.

(Les bureaux européens de Reuters, version française Laetitia Volga, édité par Bertrand Boucey)



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