à la veille des fêtes, les centres de dépistage du Covid-19 surchargés


REPORTAGE – La multiplication des cas contacts et l’imminence des rassemblements familiaux poussent des centaines de milliers de Français à se faire tester.

«On a fait exprès de venir vers 10h30 pour qu’il y ait moins de monde, mais on en a malgré tout pour quarante minutes de queue environ.» À peine arrivée au bout de la file qui remonte le long de la rue de Trétaigne dans le 18e arrondissement parisien, Lou, 29 ans, jette un regard un peu déprimé sur les nombreuses personnes devant elle. Comme beaucoup de Français, la jeune femme veut s’assurer de ne pas avoir le Covid avant de se retrouver en famille pour les fêtes de Noël : «on veut protéger nos parents», explique-t-elle.

Des retrouvailles en groupe, souvent dans la même pièce, des réticences à ouvrir les fenêtres du fait des faibles températures extérieures et une forte probabilité de ne pas parfaitement respecter les gestes barrières et le port du masque : tous les paramètres sont réunis pour amplifier les risques de transmission . «Je suis venu m’assurer que je n’étais pas porteur du virus avant de retrouver ma famille», explique Guillaume, 43 ans, qui attend son tour pour se faire dépister, «en plus je suis cas contact, donc on fait du deux en un», ajoute-t-il en riant.

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Cinquième vague épidémique

Comme l’année dernière, ces rassemblements festifs ont lieu en pleine vague épidémique. Le taux d’incidence ne cesse d’augmenter et le nombre de personnes en réanimation vient de passer la barre des trois mille. «Certes, ça sert aussi pour les fêtes mais je suis venu car je suis cas contact. Ça m’a fait franchir le pas parce que je déteste ces tests nasaux et je n’en aurais sûrement pas fait sinon», avoue Tanguy, 23 ans, en sortant d’une tente de dépistage place de la Nation dans le 11e arrondissement de Paris.

À côté de lui, Karine, 34 ans, attend son tour avec une poussette : «je suis un peu inquiète car ma fille est malade depuis plusieurs jours». «On en profite ça servira pour la famille», ajoute-t-elle, avant d’entrer dans la tente. À l’intérieur deux personnes en blouse bleue multiplient les allers-retours entre les patients et la pharmacie à côté : «on n’arrête pas depuis ce matin», souffle Julien, 20 ans, «je ne peux même pas vous dire combien de personnes sont passées». Un rythme soutenu qui permet autant aux personnes faisant la queue qu’aux testeurs de ne pas trop souffrir du froid, la température avoisinant zéro degré.

Au gouvernement, on espère que l’accélération de la vaccination permettra de freiner l’épidémie et réduira aussi le nombre de tests quotidiens. Plus de 800.000 sont pratiqués chaque jour selon Covidtracker. Toutefois, certains effets secondaires de la dose de rappel peuvent pousser des Français à aller se faire tester. À la sortie d’une pharmacie du 9e arrondissement, Luc, 68 ans, s’inquiète: «j’ai fait ma troisième dose samedi et depuis hier ça ne va pas bien du tout. Je suis donc venu vérifier que je n’avais pas le Covid».



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