peut-on (réellement) repousser la date du scrutin prévu en avril prochain?


LA VÉRIFICATION – Si l’exécutif tend à vouloir maintenir les dates actuelles de l’élection suprême, l’hypothèse d’un changement de calendrier refait pourtant surface.

LA QUESTION. Depuis quelques jours, le sujet revient sans cesse lorsque des membres du gouvernement sont invités à la radio ou à la télévision : l’élection présidentielle des 10 et 24 avril prochains va-t-elle être repoussée pour cause de forte vague épidémique ? En d’autres termes, le risque que les bureaux de vote ne se transforment en véritables clusters, comme ce fut le cas lors du premier tour du scrutin municipal en mars 2020, peut-il entraîner nouveau report ?

Lors de son point presse hebdomadaire en sortie du Conseil des ministres mercredi, le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal s’est voulu rassurant : le président de la République promet que «les échéances démocratiques de notre pays seront maintenues car il en va de la vie démocratique de notre pays.» Le sujet n’est «ni sur la table, ni en dessous de la table, ni dans le placard à côté de la table», a-t-il fini par ajouter. Façon ironique de fermer le ban alors que la puissance de la cinquième vague de l’épidémie et du variant Omicron fait planer un risque sur la campagne et le scrutin en lui-même.

Invité de CNews mercredi matin, le ministre de l’Économie Bruno Le Maire a également écarté l’idée d’un revers de la main. «L’élection présidentielle est un rendez-vous majeur de notre démocratie et les rendez-vous majeurs ne se décalent pas», a précisé le patron de Bercy. Signe que le scrutin à venir provoque tout de même quelques sueurs froides au sein du gouvernement, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, en charge du bon déroulé des élections, a demandé un rendez-vous avec le président du Conseil constitutionnel Laurent Fabius pour évoquer les modalités du scrutin. L’exécutif a-t-il raison d’être si optimiste ? Sous quelles conditions l’élection reine pourrait-elle être décalée ?

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