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des milliers de véhicules convergent vers Jérusalem


Des milliers de voitures et camions ont convergé lundi 13 février vers Jérusalem depuis plusieurs villes israéliennes pour manifester contre les restrictions sanitaires liées à la pandémie de coronavirus, imitant des convois apparus au Canada et ayant essaimé dans plusieurs pays.

Depuis Eilat (sud) et Tibériade (nord), des automobilistes ont pris la route vers Jérusalem, drapeaux israéliens flottant aux fenêtres et affiches appelant à la «Liberté» collées sur des capots de voitures. Ce convoi, qui avait pour destination le Parlement dans le centre de Jérusalem, a provoqué d’importants embouteillages sur fond d’un concert de klaxons, ont constaté des journalistes de l’AFP qui ont vu des milliers de voitures paralyser la ville. Sollicitée par l’AFP, la police israélienne n’a pas indiqué dans l’immédiat à combien elle estimait la participation. Les organisateurs ont indiqué que plusieurs dizaines de milliers de personnes avaient pris part à cette manifestation, la première du genre.

Lutte contre la politique vaccinale

D’après les organisateurs, elle a été lancée par de «simples citoyens» pour protester contre les restrictions imposées pour juguler la pandémie et qui, selon eux, constituent des atteintes à leur liberté. «Personne ne peut nous dire quoi mettre dans notre corps», a lancé Shany Shlomo, une manifestante de 51 ans venue protester devant le Parlement contre la politique vaccinale. Israël avait été l’un des premiers pays à lancer une vaste campagne de vaccination, en décembre 2020. Aujourd’hui, près de la moitié de la population a reçu trois doses de vaccin et les personnes de plus de 18 ans à risque peuvent en recevoir une quatrième.

L’État hébreu avait aussi été l’un des premiers à instaurer un passe sanitaire, dont l’usage a toutefois été allégé début février. Il n’est désormais requis que pour les événements où le risque de circulation du virus reste élevé. Le port du masque reste obligatoire dans certains lieux et de nombreux manifestants appelaient lundi à abroger cette mesure.

Le mouvement des convois dits de «la liberté» est parti du Canada, où des camionneurs paralysent actuellement la capitale Ottawa. En France, où le mouvement rassemble aussi des manifestants aux revendications sociales, la police avait recensé vendredi soir 3000 véhicules pour 5000 manifestants autour de Paris, essentiellement des particuliers dans leurs véhicules personnels, et non des camions comme au Canada. Lundi, des centaines de véhicules se préparent à former un convoi en direction de Bruxelles, en Belgique, pour protester au niveau européen, malgré l’interdiction de manifester annoncée par les autorités belges.



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