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Les centrales nucléaires d’EDF menacées par un risque systémique



Les centrales nucléaires d’EDF menacées par un risque systémique

Quelle place aura le nucléaire lors du débat télévisé entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen ? Ce thème structurant sera sans aucun doute abordé. Il ne devrait cependant pas occuper une grande partie de la soirée car les deux finalistes à la présidentielle sont à peu près en phase sur la question. Le premier désire lancer six EPR à partir de 2035 et peut-être huit autres dans un second temps. Encore plus « nucléocrate », sa rivale du RN mise sur 20 EPR et compte prolonger jusqu’à soixante ans la durée de vie de toutes les centrales existantes. Cette dernière proposition va être difficile à tenir. Depuis plusieurs mois des problèmes de corrosion en marge du circuit primaire sont détectés sur les réacteurs les plus puissants du parc ceux de 1.450 MW et de 1.300 MW.

Aujourd’hui, les tranches de Civaux 1 et 2 (Vienne), Chooz 1 et 2 (Ardennes) et Penly 1 (Seine-Maritime) sont à l’arrêt pour cette raison. Le phénomène va être étudié dans les mois à venir sur plusieurs autres réacteurs -Flamanville 1 et 2 (Seine-Maritime), Bugey 3 et 4 (Ain). Mais ce n’est pas tout. Comme l’anomalie détectée est totalement inédite et qu’EDF manque de référentiels, l’électricien va opérer par mesure de sûreté des contrôles approfondis sur l’ensemble des 56 tranches du parc. Ces opérations vont s’étaler jusqu’en 2024 et se feront à l’occasion d’arrêts de maintenance ou lors d’arrêts programmés. En prenant cette décision, l’électricien espérait que le problème de corrosion soit circonscrit aux seuls réacteurs de 1.450 et 1.300 MW. Las ! Ce matin, le Figaro indique qu’un réacteur de la centrale de Chinon (Indre-et-Loire) appartenant à la catégorie 900 MW pourrait également être impacté. « Des indications ont été détectées lors de la réalisation des contrôles non destructifs par ultrasons sur des portions de tuyauterie », indique le communiqué d’EDF. Traduction : le phénomène de corrosion n’est pas avéré à ce stade mais rien n’indique l’absence de corrosion. « Un des circuits de secours au centre des réacteurs de 900 MW de Chinon présenterait des microfissures », note le Figaro.



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