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Emmanuel Macron promet, lors de son discours d’investiture, de léguer « une planète plus vivable » aux générations futures


Emmanuel Macron prononce un discours dans la salle des Fêtes de l’Elysée, lors de la cérémonie d’investiture pour son second mandat, le 7 mai 2022.

Cinq ans de plus pour Emmanuel Macron à la tête de l’Etat. Devant plus de 450 invités rassemblés dans la salle des Fêtes du palais de l’Elysée pour assister à sa cérémonie d’investiture, samedi 7 mai, le président de la République a esquissé l’esprit dans lequel il entendait gouverner jusqu’en 2027. Il sera « un président nouveau » pour « un mandat nouveau », a-t-il affirmé au cours d’une allocution de dix minutes.

« A l’heure où les Français me confient à nouveau la plus haute charge, la conscience de la gravité des temps m’accompagne. Du retour de la guerre en Europe à la pandémie, en passant par l’urgence écologique (…), rarement notre monde et notre pays n’avaient été confrontés à une telle conjonction de défis », a-t-il déclaré. Revenant sur sa victoire avec 58,5 % des suffrages contre Marine Le Pen, il a estimé que les Français avaient fait « le choix d’un projet clair » face « aux sirènes d’idéologies dont nous pensions avoir quitté les rives » au XXe siècle et aux « démagogies faciles ».

L’hésitation de Laurent Fabius

« Le temps qui s’ouvre sera celui d’une action résolue pour la France et pour l’Europe », a-t-il promis. « Agir d’abord pour éviter toute escalade [à la] suite [de] l’agression russe en Ukraine, aider la démocratie et le courage à l’emporter, bâtir une nouvelle paix européenne et une nouvelle autonomie sur notre continent. » Il s’est également engagé à « agir pour une société du plein-emploi », contre les « inégalités, en refondant [l’]école et [le système de] santé », contre « les insécurités du quotidien, du terrorisme qui rôde toujours ».

Après avoir officialisé son investiture, le président du Conseil constitutionnel, Laurent Fabius, l’a appelé à relever « les grands défis » de ce nouveau quinquennat, qui fait suite à cinq années « percutées par une accumulation de crises et de bouleversements », comme ceux de la pandémie de Covid-19, du réchauffement climatique ou de la guerre en Ukraine. « En ces temps troublés, soyons les serviteurs du droit et les esclaves du devoir », a-t-il ajouté, en citant Victor Hugo. Quelques minutes plus tôt, au début de son discours, M.Fabius s’est arrêté quelques secondes, hésitant sur les chiffres : « Vous avez recueilli 18 678 639 voix, c’est-à-dire la majorité absolue des suffrages exprimés. » En réalité, M. Macron a réuni 18 768 639 voix.

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Nicolas Sarkozy et François Hollande parmi les invités

Parmi les invités figuraient le premier ministre, Jean Castex, tout sourire, ses prédécesseurs Edouard Philippe, Jean-Pierre Raffarin et Manuel Valls, les ministres, de nombreux élus, les responsables des corps constitués, des académies, des religions… Ainsi que les anciens présidents Nicolas Sarkozy et François Hollande.

Ils côtoyaient, sous les ors du palais, la famille du président, dont son épouse, Brigitte, des soignants, les maires de certaines communes où s’était déroulé le grand débat, en 2019, lors de la crise des « gilets jaunes », des responsables d’association, des sportifs, comme le champion olympique de boxe Brahim Asloum, des élèves d’une classe de 6e de l’Oise labellisée JO 2024. « Je suis content que vous soyez là pour ce moment républicain. Maintenant, c’est vous qui allez préparer la suite », leur a dit M. Macron.

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Il a également salué les parents de Samuel Paty, l’enseignant décapité en octobre 2020, la veuve du premier médecin mort du Covid-19 et le maire de Trèbes, commune où avaient été tuées en mars 2018 trois personnes, dont le lieutenant-colonel de gendarmerie Arnaud Beltrame. A l’issue de la cérémonie, M. Macron est sorti dans le parc de l’Elysée pour passer en revue les troupes, au son de La Marseillaise et du morceau Terre et mer du bagad de Lann-Bihoué, déjà joué durant le quinquennat pour rendre hommage à des militaires tués en opération au Sahel.

Comme le veut la tradition, vingt et un coups de canon ont été tirés de l’hôtel des Invalides. Cette investiture n’a pas marqué le début du nouveau quinquennat : il faudra officiellement attendre la fin du premier, qui s’achèvera le vendredi 13 mai.

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Le Monde avec AFP



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