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le litre de gazole repasse au-dessus de la barre des 1,9 euro


En une semaine, le gazole et l’essence ont vu leur prix augmenter d’environ six centimes. La facture moyenne est au plus haut depuis plus d’un mois.

L’incertitude pèse de plus en plus sur le portefeuille des ménages. La semaine dernière, selon les relevés du ministère de la Transition écologique, les prix à la pompe sont repartis franchement à la hausse. Vendredi, en moyenne, le litre de gazole coûtait 1,9440 euro, soit 6,4 centimes de plus en seulement sept jours. De quoi alourdir la facture pour des millions de consommateurs et se rapprocher dangereusement des deux euros le litre.

De même, l’essence a vu son prix bondir sur une semaine, autour de six centimes pour le SP95, le SP95-E10 et le SP98. Ces trois carburants repassent au-dessus de la barre des 1,8 euro, en moyenne, et même des 1,9 euro pour le troisième, atteignant 1,9181 euro le litre. Ils connaissent aussi leur plus forte hausse depuis le 22 avril pour le gazole, et depuis mi-mars pour l’essence.

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En trois semaines, de mi-avril au 6 mai, le litre de gazole a donc augmenté de 13 centimes, et celui de SP95-E10 de près de 9 centimes. Dans l’ensemble, les prix à la pompe restent inférieurs au niveau de fin mars, avant l’entrée en vigueur de la remise à la pompe de quinze à dix-huit centimes par litre. Mais l’écart massif observé avant et après le début de cette mesure a été considérablement réduit par les hausses de prix. Au 25 mars, ainsi, un litre de gazole coûtait 2,1165 euros en moyenne, contre 1,8116 euro le 15 avril. Un écart de 30,5 centimes, qui s’est réduit à 17,3 centimes depuis.

Incertitude sur l’embargo européen

Ces hausses notables, depuis quelques semaines, s’expliquent par l’augmentation du prix des matières premières et des produits transformés sur les marchés. Entre le 25 avril et le 6 mai, le baril de Brent a vu son prix augmenter de dix dollars, dépassant la barre des 110 dollars. «En moyenne hebdomadaire, le prix spot du Brent se situait à 110 $/b en hausse significative de 6%», notait l’IFPEN, ce lundi.

Des mouvements contradictoires sont observés par les marchés. D’un côté, la stratégie «zéro Covid» de la Chine peut limiter l’activité, et donc la demande. De l’autre, la guerre en Ukraine et les menaces de plus en plus précises d’embargo européen sur le pétrole et les produits pétroliers russes font grimper les prix. Et ce, dans un contexte où les pays producteurs restent prudents.

Les prix des carburants restent donc volatils, fluctuant au gré de la conjoncture. De leur côté, les Européens tentent de se mettre d’accord, depuis plusieurs jours, sur l’embargo visant le pétrole russe souhaité par plusieurs capitales ainsi que par la Commission. Si un «accord de principe» a été trouvé, les modalités d’exécution restent, à cette heure, floues.

En France, l’exécutif souhaite mettre en branle, dès cet été, une «loi exceptionnelle pour le pouvoir d’achat» afin d’accompagner les ménages face à l’inflation qui touche notamment les carburants. Les dispositifs existants comme le blocage du prix réglementé du gaz et les indemnités sur l’essence pourraient être prolongés dans le temps, et d’autres mesures, plus ciblées, pourraient émerger des discussions.


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