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Bruxelles évoque l’option d’un emprunt commun


Une éventuelle levée de fonds auprès des pays membres pour la reconstruction de l’Ukraine suscite des réticences dans les pays du Nord.

La Commission européenne a envisagé mercredi l’option d’un nouvel emprunt commun au sein de l’UE inspiré du plan de relance post-Covid, pour financer la reconstruction de l’Ukraine, mais le sujet suscite des réticences parmi les Vingt-Sept.

Si l’ampleur des besoins de l’Ukraine pour sa reconstruction n’est pas connue, la guerre étant toujours en cours, la Commission souligne que les dommages sont déjà estimés à des «centaines de milliards d’euros, dont plus de 100 milliards pour les seules infrastructures physiques». «Il y a un moment, tôt ou tard, où nous devrons regarder les financements à une échelle européenne comme nous l’avons fait pour le Covid», a déclaré le vice-président de la Commission Frans Timmermans, lors d’une conférence de presse.

Pour soutenir cette reconstruction, l’exécutif européen propose de mettre en place un instrument financier, «RebuildUkraine», adossé au budget européen, qui permettrait d’accorder à l’Ukraine des prêts et des subventions, conditionnés à des réformes en matière d’État de droit et de lutte contre la corruption, et des investissements alignés sur les objectifs européens en matière de numérique et de climat. La Commission précise qu’il s’appuierait sur «l’expérience acquise par l’UE dans le cadre de la Facilité pour la reprise et la résilience», l’instrument principal du plan de relance européen visant à soutenir les pays de l’UE dans la crise du Covid-19, financé de manière inédite par un endettement commun.

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La nécessaire mobilisation financière de l’Europe

Selon l’exécutif européen, «les subventions à accorder à l’Ukraine pourraient être financées soit par des contributions supplémentaires des États membres (et des pays tiers qui le souhaitent) à la Facilité (RebuildUkraine) et à des programmes de l’Union existants (…) soit par une révision ciblée» du budget européen 2021-2027. «Ces ressources pourraient également servir à financer les prêts à octroyer à l’Ukraine» mais «étant donné l’ampleur des prêts qui seront sans doute nécessaires, une levée de fonds au nom de l’UE ou avec des garanties nationales des États membres fait partie des options envisagées», indique la Commission dans un communiqué.

Mais l’idée d’une nouvelle dette commune suscite des réticences, en particulier en Allemagne et dans les pays dits «frugaux» du nord de l’Europe qui s’étaient ralliés difficilement au plan de relance européen à l’été 2020. La Commission «invite les États membres à explorer ces idées» pour «voir s’il y a une volonté d’aller plus loin», a commenté prudemment un haut fonctionnaire de l’UE, en soulignant que les propositions restaient «vagues».


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