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Guerre en Ukraine en direct : comment « Le Monde » suit-il le conflit au quotidien ? Posez-nous vos questions


15:07

Ce tchat est maintenant terminé !

Merci à toutes et à tous pour vos nombreuses questions ! Nous reprenons le suivi en direct de l’actualité liée à la guerre en Ukraine.

15:05 Tchat

TCHAT:
Bonjour,
votre politique éditoriale a t elle évoluée concernant la publication d’images choquantes de cadavres et autres atrocités depuis le début de ce live ou est ce seulement à des moments choisis?

Bonjour Holywood,

la question de montrer ou non des images de personnes mortes est en effet sensible, et nous nous la sommes posée, en particulier au moment de la découverte du massacre de Boutcha, au début du mois d’avril. Nous avons fait le choix de diffuser des photos montrant des corps afin de ne pas occulter la réalité de la guerre. Les photos ont été sélectionnées avec beaucoup de soin, en veillant à respecter la dignité des personnes.

Enora Ollivier 14:55

Bonjour,
N’ayant des informations de terrain presque qu’exclusivement d’origine ukrainienne, ou occidentale, ne craignez vous pas d’être manipulés ou de relayer des infox.
Merci

Bonjour, Scepticus,

Nous nous appuyons effectivement sur des sources d’information ukrainiennes et occidentales, mais également sur des informations provenant de nos journalistes sur place, et nous relayons aussi, avec les précautions d’usage, les communications russes.

Avant de publier une information, nous nous efforçons de la vérifier pour, justement, tenter d’échapper le plus possible à la propagande, intimement liée au contexte de guerre et provenant des deux camps.

Si nous ne sommes pas en capacité de la vérifier de manière indépendante, nous le mentionnons, en précisant la source et en avertissant que ces stratégies de communication de guerre sont toujours à garder à l’esprit.

Sandra Favier 14:44 Vos questions

TCHAT – Bonjour,
Il y a de moins en moins de publications sur vos lives, notamment hier rien entre 1h00 et 6h00 du matin et dimanche rien entre 0h00 et 6h00, est parfois une publication par heure en journée. Est-ce une volonté de votre part ? Je veux dire par là, il faut passer à autre chose, vivre avec et le conflit s’inscrit dans la durée ou alors il y a de moins en moins d’informations qui arrivent du terrain, la situation est plutôt calme en Ukraine, au point de vue avancé (négociations, sanctions, diplomatie, …). Les combats eux continue. Car même chez vos confrères des chaînes d’informations en continu, il parle un peu de la même chose depuis 2 semaines.

Bonjour Hugo, non, ce n’est pas une volonté de notre part. Nos contraintes sont surtout pratiques ! Hier, par exemple, la rédaction de Los Angeles a été très occupée par la fusillade au Texas. Dans ce genre de situation, l’équipe s’adapte, quitte à être moins présente sur le reste de l’actualité.

Solène L’Hénoret 14:36 Vos questions

C’est le live le plus long ? Plus long que celui du Covid ?

Bonjour Gab, oui, le live concernant la guerre en Ukraine est le plus long. Lors du premier confinement, le direct avait duré quatre-vingt-trois jours – mais s’arrêtait toutefois plusieurs heures au cours de la nuit. Les lives sur la catastrophe de Fukushima, en 2011, puis les attentats de janvier et novembre 2015 avaient été tenus plusieurs jours sans interruption.

Solène L’Hénoret 14:29 Vos questions

Ce relai par l’équipe de nuit, on le vit maintenant au plus près depuis maintenant quelques mois, avec les différents Lives qui ont été proposés sur le site.
Existe-t-il un article sur cette fameuse équipe de Los Angeles, avec présentation des membres et des parcours ? En effet, ça m’intrigue cette manière de participer à un journal comme une vraie rédaction avec locaux, une équipe derrière ses bureaux… mais en différé et à des milliers de km.

Bonjour, non il n’y a pas d’article spécifique sur cette fameuse équipe de Los Angeles ! Nous avions publié en mars 2020 un article sur l’organisation de la rédaction confinée dans lequel il était question de la communication entre tous les services, notamment avec le bureau californien. L’organisation là-bas est en réalité très proche de celle de Paris – le soleil et les palmiers en moins ! Une des différences concerne les horaires puisque les journalistes à Los Angeles travaillent de 14 heures à 22 heures. Pour le reste, le travail de journaliste est le même.

Solène L’Hénoret 14:12 Vos questions

TCHAT – Bonjour, combien de personnes sont en charge de votre live sur l’Ukraine et comment vous répartissez-vous ? Merci pour votre suivi quotidien de la guerre !

Bonjour Paul, concrètement, deux personnes sont en charge du live de 9 heures à 21 heures, et une seule de 21 heures à 9 heures. Pour permettre à l’équipe de tenir le live 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, une quinzaine de rédacteurs se succèdent organisés par tranche horaire. Mais, en réalité, tous les services participent à ce direct : journalistes du service International, correspondants, envoyés spéciaux, reporters et photographes, les services Infographie, Décodeurs, Pixels, Photo et Vidéo, mais aussi les « home editors » qui actualisent en permanence la page d’accueil et retitrent le live suivant les dernières informations, les correcteurs et les « social media editors » qui sont en veille permanente quant à ce qui y est posté.

Solène L’Hénoret 14:08

Bonjour, dans quel environnement de travail se trouvent les personnes qui alimentent ce live ? Sont-elles toutes en télétravail ou bien côte à côte au sein de vos locaux ou bien une autre organisation ?

Bonjour, Lewan,

Nous sommes une quinzaine de journalistes à nous relayer pour animer ce live. Nous faisons tous partie de la rédaction web du Monde, et travaillons la plupart du temps côte à côte dans notre habituel open space. Cela facilite grandement les échanges, qui sont nombreux dans le cadre d’un suivi en direct.

Toutefois, il arrive aussi régulièrement qu’un ou plusieurs membres de l’équipe soient en télétravail. A ce moment-là, les échanges se font par messagerie instantanée et fonctionnent tout aussi bien.

Sandra Favier 14:02

TCHAT: Bonjour, les journalistes du « Monde » qui couvrent le conflit en Ukraine maîtrisent-ils le russe et/ou l’ukrainien ou bien faîtes-vous systématiquement appel à des traducteurs interprètes ?

TCHAT
Bonjour, combien avez- vous d’envoyés spéciaux et comment sont-ils répartis?

Bonjour,

les journalistes qui sont envoyés spéciaux en Ukraine travaillent sur place avec des « fixeurs », c’est-à-dire des locaux qui les accompagnent et les aident bien souvent à traduire et à entrer en contact avec les habitants. Nous faisons cependant aussi appel à des traducteurs, par exemple dans le cadre des « carnets d’exil », le suivi de familles ukrainiennes arrivées en France.

Le nombre d’envoyés spéciaux varie selon les semaines. Certains journalistes sont présents en Ukraine sur de longues périodes, d’autres effectuent des séjours plus courts, et se succèdent. La zone couverte est très large, pour saisir au mieux les multiples facettes de cette guerre : nous sommes présents à Kiev, mais les journalistes vont aussi dans le Donbass, à Odessa, à Tchernobyl… au gré de leurs reportages.

Enora Ollivier 13:55 Vos questions

Tchat : Avec quel décalage publiez-vous l’information que vous recevez ? Le temps de vérification est-il long ? Y-a-til des informations que vous ne publiez pas ?

Bonjour, Max,

C’est très variable. Nous reprenons rapidement et en priorité les informations des journalistes du Monde, notamment ceux du service International ayant réalisé des reportages en Ukraine, mais aussi des correspondants et reporters sur le terrain. Nous suivons également la multitude d’informations provenant de nombreuses sources. La difficulté est alors de faire le tri dans ces informations : autorités russes et ukrainiennes dans un contexte de propagande importante, autres Etats oscillant entre sanctions et actions diplomatiques, monde économique, société civile, mais aussi les – très – nombreuses images publiées sur les réseaux sociaux. Le temps de vérification pour croiser les informations peut alors être plus long. Et, bien sûr, nous ne publions pas certaines informations, notamment celles que nous ne pouvons pas vérifier, et n’hésitons pas à revenir dessus plus tard, lorsqu’un journaliste sur le terrain a pu les confirmer. En cas de doute, c’est toute la rédaction qui est en appui. La décision de publier ou non une information relève de la rédaction en chef et, pour les points les plus sensibles, de la direction de la rédaction (voir notre article sur l’organigramme du journal).

Solène L’Hénoret 13:52 Vos questions

Bonjour et merci beaucoup pour ce (long!) live de grande qualité. Comment les ressources de la rédaction investies dans ce live ont-elles diminué avec la durée du conflit et la baisse de l’attention des lecteurs ? Comment voyez-vous l’avenir de ce live ? (une fin proche, ou au contraire un live qui durera des années si la guerre en Ukraine se prolonge?)

Bonjour,

Les ressources de la rédaction consacrées à ce live sont toujours les mêmes depuis le début de la guerre ! Pour l’heure, nous continuons de suivre la situation en direct chaque jour. Nous aviserons en fonction de l’évolution de la situation sur le terrain.

Clémence Apetogbor 13:41 Vos questions

Bonjour, merci pour votre live, comment vous organisez-vous pour relayer les informations la nuit ? Vos équipes se relaient 24h/24 ? bonne journée

Bonjour, Louis,

Ce direct permanent ne pourrait effectivement être assuré sans le bureau du Monde à Los Angeles, où une douzaine de journalistes se relaient pour vous tenir informés pendant qu’il fait nuit à Paris. A 23 heures, l’équipe parisienne transmet différentes informations et consignes par messagerie instantanée à celle de Los Angeles, qui continue ainsi d’alimenter le live avec les nouvelles actualités et les dernières photos, tout en préparant l’édition de La Matinale et la newsletter « Le Brief », envoyées chaque matin.

Solène L’Hénoret 13:32

Le groupe Kalush Orchestra, vainqueur du concours de l’Eurovision, met son trophée aux enchères

Le groupe de rap-folk ukrainien, Kalush Orchestra, qui a récemment remporté le concours Eurovision de la chanson, a mis aux enchères son trophée pour récolter des fonds pour l’armée ukrainienne, a annoncé le groupe sur Instagram mercredi.

Oleh Psiuk, le leader du groupe, a également proposé de vendre son bob rose. Le groupe a récemment annoncé qu’il ferait une tournée en Europe pour lever des fonds pour l’Ukraine et ses forces armées.

13:26

Moscou facilite l’octroi de passeports russes aux habitants du sud de l’Ukraine

La Russie va permettre aux habitants des régions de Zaporijia et de Kherson, dans le sud de l’Ukraine, de demander un passeport russe en utilisant « une procédure simplifiée », selon un décret présidentiel publié mercredi. La région de Kherson a été entièrement conquise par l’armée russe depuis son offensive lancée le 24 février, tandis que celle de Zaporijia est en partie contrôlée par Moscou.

Les nouvelles autorités des deux régions, désignées par le Kremlin, ont d’ores et déjà exprimé le souhait d’être rattachées à la Russie. Le décret présidentiel en question s’applique également, depuis 2019, aux habitants des territoires séparatistes de Lougansk et Donetsk, dont les armées respectives participent avec Moscou aux combats contre l’Ukraine. Plusieurs centaines de milliers d’habitants de ces territoires séparatistes ont déjà reçu des passeports russes.

13:24

La Russie adopte une loi abolissant la limite d’âge pour s’engager dans l’armée

Le Parlement russe a aboli mercredi la limite d’âge pour s’engager dans l’armée, en pleine offensive des forces russes en Ukraine. « L’adoption de cette proposition de loi permettra d’attirer dans l’armée des experts de spécialités recherchées », a expliqué un des auteurs du texte, le député Andreï Kartapolov, cité par le site de la Douma, la chambre basse du Parlement. Jusqu’à présent, seuls les citoyens âgés de 18 à 40 ans étaient autorisés à conclure un premier contrat avec l’armée. Pour les citoyens étrangers, la fenêtre était de 18 à 30 ans. Désormais, il sera possible à toute personne volontaire n’ayant pas atteint l’âge légal de la retraite, fixé actuellement à 61,5 ans pour les hommes, de s’engager dans l’armée.

13:16 Tchat

Comment « Le Monde » suit au quotidien la guerre en Ukraine dans son direct ? Posez-nous vos questions

Chaque jour depuis le 24 février – date du début de l’offensive russe – Le Monde suit en direct les évolutions de la guerre en Ukraine. Comment les journalistes travaillent-ils pour relayer les informations ? Posez-nous vos questions, nous vous répondons à partir de 13h30.

Vous pouvez écrire le mot « tchat » au début de vos questions afin que nous puissions bien les identifier.

13:14 Sur le terrain

« Les canons français Caesar sont sur les champs de bataille », annonce l’Ukraine

Notre journaliste au service International Cédric Pietralunga relaie un tweet du gouvernement ukrainien annonçant l’arrivée des canons Caesar français.

12:46 Sur le terrain

Des bombardements russes à Pokrovsk

Le maire de Pokrovsk, Ruslan Trebushkin, a déclaré dans un message sur Facebook que les dégâts et le nombre de blessés lors des frappes de mercredi matin étaient toujours en cours d’évaluation. Une frappe a laissé un cratère d’au moins 3 mètres de profondeur, à côté duquel on voyait les restes de ce qui semblait être une fusée. Une rangée de maisons mitoyennes basses près de la grève a subi des dommages importants, avec des tuiles soufflées, des cadres de portes arrachés, des murs et des morceaux de béton éparpillés.

Guerre en Ukraine en direct : comment « Le Monde » suit-il le conflit au quotidien ? Posez-nous vos questions
Un morceau de fusée se trouve à côté d’un cratère après un bombardemenr russe à Pokrovsk, dans l’est de l’Ukraine, le 25 mai 2022. FRANCISCO SECO / AP
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Des militaires ukrainiens observent le cratère après une attaque de missiles près d’une gare, à Pokrovsk, le 25 mai 2022. CARLOS BARRIA / REUTERS
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Deux roquettes sont tombées sur la ville de Pokrovsk, tôt mercredi matin, faisant plusieurs blessés. FRANCISCO SECO / AP
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Une habitante rassemble des effets personnels dans sa maison gravement endommagée à Pokrovsk, le 25 mai 2022. FRANCISCO SECO / AP
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A Pokrovsk, le 25 mai 2022 CARLOS BARRIA / REUTERS

12:33

La guerre en Ukraine affectera durablement la sécurité autour de la Baltique

Guerre en Ukraine en direct : comment « Le Monde » suit-il le conflit au quotidien ? Posez-nous vos questions
De gauche à droite, Grzegorz Poznanski, Edgars Rinkevics, Johanna Sumuvuori, Ann Linde, Annalena Baerbock, Eva-Maria Liimets, Anniken Huitfeld, Thordis Kolbrun Reykfjord Gylfadottir, Marcin Przydacz, Gabrielius Landsbergis, Helena Koenig et Jeppe Kofod, lors du Conseil de la mer Baltique à Kristiansand, en Norvège, le 25 mai 2022. TOR ERIK SCHRØDER / AFP

Les chefs de la diplomatie des Etats riverains se sont réunis pour la première fois depuis neuf ans, sans la Russie. Les réunions ministérielles du Conseil des Etats de la mer Baltique, une instance de coopération régionale, avaient été suspendues après l’annexion russe de la Crimée en 2014 et le soutien apporté par Moscou aux séparatistes de l’est de l’Ukraine.

Rompant avec cette longue pause, les chefs de la diplomatie des dix pays (Allemagne, Norvège, Suède, Danemark, Finlande, Islande, Pologne, Estonie, Lituanie, Lettonie) se sont retrouvés mardi et mercredi à Kristiansand (sud de la Norvège) en présence également du chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell. Dans une déclaration commune, les participants ont affirmé :

L’agression russe est totalement incompatible avec le modèle coopératif régissant les relations internationales dans la région de la mer Baltique, a un impact négatif à long terme sur la sécurité régionale et est contraire à l’ordre international fondé sur des règles. Les relations du Conseil avec la Russie et la Biélorussie [Etat observateur] resteront rompues jusqu’à ce que la coopération soit redevenue possible dans le cadre des principes fondamentaux du droit international.

Ils ont également renouvelé leur soutien à l’Ukraine, se disant « prêts à s’engager dans un partenariat fort pour la coopération et la reconstruction » et à l’ouverture d’enquêtes internationales sur les crimes de guerre, soulignant que « la Russie et son complice, la Biélorussie, portent l’entière responsabilité de la guerre ».

12:23

Le coût des dégâts sur les infrastructures ukrainiennes serait de l’ordre de « 90 milliards à 100 milliards de dollars », selon Alexander Kubrakov

Alexander Kubrakov, ministre des infrastructures d’Ukraine, a estimé, mercredi sur BFM-TV, que le coût des dégâts sur les infrastructures ukrainiennes serait de l’ordre de « 90 mlilliards à 100 milliards de dollars ». « Si on devait parler des transports, plus de 300 ponts ont été détruits depuis le début de la guerre. Parmi eux, 50 ponts de chemin de fer. Six mille lignes de chemin de fer ont été détruites d’une manière ou d’une autre et près de 20 gares ou stations ont été détruites », a-t-il détaillé.



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