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La Chine favorise les actions, l’inflation dope les rendements



La Chine favorise les actions, l'inflation dope les rendements

(Reuters) – Les Bourses européennes ont terminé en hausse lundi, la confirmation de la levée du confinement à Shanghaï prolongeant le regain d’appétit pour le risque, tandis que la vigueur de l’inflation dans la zone euro favorisait la remontée des rendements obligataires.

Les volumes d’échanges ont toutefois été réduits par l’absence de la majeure partie des investisseurs américains, la journée étant fériée aux Etats-Unis pour le « Memorial Day ».

À Paris, le CAC 40 a gagné 0,72% (46,64 points) à 6.562,39 points, sa meilleure clôture depuis le 22 avril. À Londres, le FTSE 100 a avancé de 0,19% et à Francfort, le Dax a pris 0,79%.

L’indice EuroStoxx 50 a fini sur une progression de 0,86%, le FTSEurofirst 300 de 0,58% et le Stoxx 600 de 0,59%.

Ce dernier ramène ainsi à 0,85% sa baisse depuis le début du mois de mai tandis que l’indice mondial MSCI affiche désormais une performance mensuelle positive.

Les autorités de Shanghaï ont confirmé que le confinement imposé depuis deux mois à la population de la ville pour tenter de freiner la résurgence de l’épidémie de COVID-19 serait levé mercredi, ce qui devrait accélérer le retour à la normale de la vie quotidienne comme de l’activité économique.

Cette nouvelle s’ajoute au reflux des inquiétudes liées à la remontée des taux d’intérêt de la Réserve fédérale américaine après des indicateurs suggérant que l’inflation aux Etats-Unis pourrait avoir atteint son pic.

L’inquiétude suscitée par l’envolée des prix à la consommation est cependant loin d’avoir disparu, comme l’a montré la publication des premiers chiffres de l’inflation en mai en Espagne et en Allemagne, à 8,7% sur un an dans les deux cas.

TAUX

Ces chiffres susceptibles de relancer le débat au sein de la Banque centrale européenne (BCE) sur l’opportunité d’une hausse de taux d’un demi-point en juillet ont favorisé une remontée marquée des rendements obligataires dans la zone euro: celui du Bund allemand à dix ans a pris plus de huit points de base sur la journée à 1,054%, au plus haut depuis le 18 mai, son équivalent français huit points à 1,564% et l’espagnol près de dix points à 2,123%.

Les marchés monétaires intègrent actuellement un relèvement de 110 points de base du taux de dépôt de la BCE d’ici la fin de l’année.

« Il ne serait pas raisonnable d’exclure une hausse de taux de 50 points de base en juillet mais il est assez clair qu’il n’y a pas de consensus au sein du conseil des gouverneurs pour une hausse de cette ampleur », tempère Chris Attfield, stratège taux Europe chez HSBC.

CHANGES

L’accélération de l’inflation bénéficie également à l’euro, qui s’apprécie de 0,48% face au dollar à 1,0778, au plus haut depuis le 25 avril.

Le billet vert souffre plus largement du regain d’intérêt des investisseurs pour les actifs plus risqués: il cède 0,34% face à un panier de référence.

La monnaie américaine, en baisse de près de 1,5% depuis le début du mois, s’achemine ainsi vers sa première performance mensuelle négative depuis février.

VALEURS

La clôture en forte hausse du Nasdaq américain vendredi et la perspective d’une poursuite du rebond mardi ont profité aux valeurs technologiques européennes, dont l’indice Stoxx affiche en clôture un gain de 1,99%.

La perspective d’une levée totale des restrictions sanitaires en Chine a par ailleurs favorisé les valeurs du luxe, un secteur très exposé au marché chinois: à Paris, Hermès, Kering et LVMH ont pris entre 2,5% et 4%.

À Francfort, Siemens s’est adjugé 2,43% après avoir remporté un contrat de 8,1 milliards d’euros pour la construction de liaisons ferroviaires à grande vitesse en Egypte.

En baisse, Sanofi a cédé 1,91% après le report par la Food and Drug Administration (FDA) américaine du lancement d’un essai en vue de la commercialisation en vente libre du Cialis, un traitement des troubles de l’érection.

PÉTROLE

Le prix du baril de brut reste orienté à la hausse malgré les difficultés apparentes de l’Union européenne à aboutir à un compromis permettant d’interdire l’importation de pétrole russe.

Le Brent gagne 1,2% à 120,86 dollars le baril après être remonté au-dessus de 120 dollars pour la première fois depuis le 25 mars et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) prend 1,03% à 116,26 dollars.

(Rédigé par Marc Angrand, avec Stefano Rebaudo, édité par Jean-Michel Bélot)



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