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Les anciens boulets de LREM veulent garder leur siège de député



Les anciens boulets de LREM veulent garder leur siège de député

Ils sont souvent qualifiés d’erreur de casting de la Macronie. Martine Wonner, Joachim Son-Forget et Agnès Thill, trois députés élus en 2017 sous l’étiquette La République en Marche, ont décidé de se présenter à nouveau aux élections législatives. Poussés vers la sortie par leur ex-parti au cours de leur mandat, les trois députés habitués des dérapages tentent de convaincre à nouveau les électeurs, mais la bataille est loin d’être gagnée, tant les députés divisent.

  • Dans le Bas-Rhin, l’antivax Martine Wonner à la tête de son propre parti

Martine Wonner le reconnaît: depuis le début de sa campagne pour les législatives de 2022, des habitants de sa circonscription viennent parfois lui faire part de leur mécontentement. Ils lui expliquent avoir voté pour elle en 2017 mais ne pas vouloir le refaire en 2022. « Ils disent que j’ai trahi Macron. Mais c’est Macron qui a trahi la France », s’indigne la députée controversée. En cinq ans, l’image de la candidate a changé du tout au tout.

Elue en 2017 au sein du groupe parlementaire de la majorité présidentielle, la médecin psychiatre en est exclue en 2020. En cause, ses positions sur la crise du Covid-19. Défenseure de l’hydroxychloroquine, la députée conteste l’efficacité du masque, la mortalité du Covid-19, apparaît dans le documentaire complotiste Hold-up, et qualifie les vaccins à ARN messagers d' »outils génétiquement modifiés » – des allégations fausses. Après LREM, Martine Wonner passe par deux groupes parlementaires, mais à chaque fois n’y reste pas en raison de ses déclarations, comme lorsqu’elle appelle à « faire le siège des parlementaires » lors d’une manifestation contre le pass sanitaire. 

Pour sa campagne de 2022, sous l’étiquette de son nouveau parti Ensemble pour les Libertés, Martine Wonner ne parle pas tant de la crise sanitaire, un peu moins au centre de l’actualité, que de son ancrage sur le terrain, voire le terroir: « Les autres candidats sont un peu hors-sol. Moi, cela fait 26 ans que je vis dans ma circonscription. » Celle qui se revendique de « centre-droit » a soutenu Jean Lassalle à la présidentielle. Martine Wonner évoque la question du pouvoir d’achat et tacle ses principaux concurrents: la macroniste Françoise Buffet, « parachutée », et le Républicain Eric Amiet: « Il n’a pas un contact très aisé avec les citoyens. »





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