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Amélie de Montchalin accuse Jean-Luc Mélenchon de faire « du greenwashing écologique »


Olivier Dussopt répond à Jean-Luc Mélenchon sur les chiffres de l’emploi : « Il s’était pris pour la République, maintenant il se prend pour l’Insee »

« Nous sommes dans une bonne situation. » Invité de LCI jeudi matin, le ministre du travail, du plein emploi et de l’insertion s’est félicité des chiffres de créations d’emploi publiés à l’aube par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). L’institution a annoncé qu’au premier trimestre 2022 il y a eu 69 500 créations nettes d’emploi. « Entre avant la crise Covid et aujourd’hui, la France compte 750 000 emplois supplémentaires », a salué Olivier Dussopt, pour qui le taux d’emploi est « historiquement élevé ».

Le ministre, également candidat aux législatives dans l’Ardèche, a répondu aux accusations de Jean-Luc Mélenchon. Pour le chef de file de La France insoumise (LFI), « le chômage est masqué par le recours à l’apprentissage ». « Madame Salamé, dites à vos auditeurs que le chômage a baissé parce qu’on inscrit 900 000 postes nouveaux, qui sont en fait les contrats des jeunes apprentis, qui sont des apprentis, pas des embauchés ! (…) Le chômage est à son plus haut niveau, le chômage réel », a-t-il déclaré sur France Inter mardi matin. Une accusation que conteste M. Dussopt.

« M. Mélenchon s’était pris pour la République, maintenant il se prend pour l’Insee. Il dit des choses fausses, le chômage baisse, nous créeons des emplois », a-t-il défendu. Il a rappelé que sous le dernier quinquennat « nous sommes passés de 300 000 à 700 000 apprentis par an, et l’objectif est d’attindre un vrai emploi ». Pour M. Dussopt, le leader « insoumis » fait preuve d’un « mépris abyssal. C’est phénoménal d’avoir été ministre à l’enseignement professionnel sous Lionel Jospin [2000-2002] et de dire maintenant à des apprentis qu’ils n’occupent pas un vrai emploi ».

Le nombre des contrats d’apprentissage a, en effet, explosé durant le premier quinquennat d’Emmanuel Macron. Selon la direction de l’animation, de la recherche, des études et des statistiques (Dares) du ministère du travail, 731 000 nouveaux contrats d’apprentissage dans le secteur privé et public ont été signés en 2021, contre 289 000 en 2016.

Cette forte hausse s’explique par différentes réformes : aides financières aux apprentis, soutien renforcé à l’embauche et mesures visant à simplifier le recours à l’apprentissage pour les employeurs. Le très coûteux plan « 1 jeune, 1 solution », mis en place en pleine crise sanitaire, en juillet 2020, prévoit notamment de verser une aide exceptionnelle (entre 5 000 et 8 000 euros) aux employeurs qui recrutent un apprenti.

Et depuis un changement méthodologique, l’Insee a revu très fortement à la hausse les créations d’emploi entre la fin de 2019 et la fin de 2021 pour y inclure les alternants, ce qu’elle ne faisait pas jusqu’à présent. « Or, les alternants relèvent sans ambiguïté de l’emploi, selon les définitions du Bureau international du travail (BIT) », explique l’Insee dans un communiqué. Au total, au premier trimestre 2022, l’emploi salarié dépasse de 3,6 % (soit + 724 900 emplois) son niveau d’un an auparavant. « Près d’un tiers de cette hausse sur un an s’explique par le dynamisme des contrats en alternance, notamment en apprentissage », explique ainsi l’Insee.



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