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Macron, sortir du grand flou


ENQUÊTE – En anesthésiant la campagne des élections législatives, Emmanuel Macron a pris le risque d’anesthésier aussi ses électeurs et de se retrouver avec une majorité étriquée au soir du 19 juin.

« Ce n’est pas comme d’habitude. » Ce politique qui a suivi et vécu nombre de campagnes électorales ces trente der­nières années, reconnaît que celle des législatives de 2022 sort de l’ordinaire. Et s’inscrit dans une certaine logique : « Il n’y a pas eu de campagne présidentielle, pas eu de véritable victoire, pas eu d’état de grâce, donc il n’y a pas de campagne des législatives. »

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Emmanuel Macron en porte, bien sûr, une forte responsabilité. Entré tard dans la présidentielle, il a constamment évité le débat avec ses concurrents, évitant de se lancer dans un programme trop précis, modifiant entre les deux tours l’axe de sa campagne. Le président réélu a ensuite fait durer la ­nomination de son premier ministre puis de son gouvernement pour éviter d’entrer trop vite dans celle des législa­tives. Mais ce n’est pas le seul responsable. Le rebond de l’épidémie de Covid en début d’année et la guerre en Ukraine ont inquiété des Français plus préoccupés par leur santé et par le…

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