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Réassurance: comprendre l’assurance des assureurs



Réassurance: comprendre l’assurance des assureurs

Les compagnies d’assurances sont généralement elles-mêmes assurées. Elles transfèrent à un établissement spécialisé tout ou partie des risques qu’elles prennent en charge pour leurs clients. C’est le principe de la réassurance dont les termes sont explicités dans ce qu’on appelle le traité de réassurance, contrat entre le cédant (assureur) et le cessionnaire (réassureur). Cela a pour intérêt de renforcer la trésorerie de la compagnie d’assurances et de lui permettre d’accepter plus de garanties, étant elle-même couverte. Pour bien comprendre, utilisons un exemple. Un assureur a parmi ses clients des propriétaires de maison dont la région est particulièrement soumise à un risque naturel. Sans réassurance et en cas de survenance d’un sinistre de grande envergure, elle ne pourrait indemniser tous ses clients. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle les évènements climatiques, dont les ouragans, inquiètent le monde de la réassurance. La réassurance alternative consistant à recourir aux marchés pour s’assurer contre les risques a, quant à elle, passé son premier test grandeur nature avec les ouragans Harvey et Irma de 2017.

Réassurance obligatoire ou réassurance facultative

Deux types de réassurance doivent bien être dissociés. On parle de réassurance facultative quand l’assureur et le réassureur sont totalement libres de souscrire ou non un contrat. Dans ce cas, le réassureur étudie les opérations proposées par la compagnie d’assurances. Il vérifie risque après risque et pourra choisir de réassurer, ou pas, ces contrats d’assurance. En revanche, quand la négociation concerne une branche d’assurance, les parties sont tenues de s’engager. L’assureur cède les risques relatifs à cette branche et le réassureur doit les accepter. Il s’agit ici de réassurance obligatoire. Un traité de réassurance est alors acté.

Réassurance proportionnelle ou réassurance non proportionnelle

Lorsque le risque est pris en charge à la fois par le cédant et le cessionnaire, la réassurance est dite proportionnelle. Chacun prend alors une quote-part, tant sur les cotisations que sur les indemnisations. Et il faut encore distinguer le traité en quote-part du traité en excédent de capitaux. Le premier invite l’assureur à céder un pourcentage des primes et une proportion équivalente de sinistres. Pour le second traité, un seuil de garantie est défini. En dessous, l’assureur intervient seul. Au-dessus, c’est le réassureur qui prend le relai. Mais il y a aussi la réassurance non proportionnelle quand l’assureur définit un montant qu’il s’engage à assumer au niveau de sa charge de sinistres ou de sa perte. En cas d’excédent de sinistres, le réassureur ne prendra en charge que les sinistres au-delà du seuil de rétention déterminé. En cas d’excédent de perte, le concours du réassureur sera requis uniquement si le rapport sinistres/primes de l’année atteint un certain niveau. Objectif: solliciter la réassurance si l’assureur se trouve en perte. Ce type de contrat est notamment utilisé lorsque des catastrophes naturelles surviennent.

(Par la rédaction de l’agence hREF)



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