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dans les coulisses du concours gastronomique


Louise Bourrat et Arnaud Delvenne (à droite), les finalistes de « Top Chef » saison 13.

Ce lundi matin de janvier 2022, tout semble normal dans le quartier du « triangle d’or », à Paris : les avenues luxueuses sont vides, les palaces comme le George-V se réveillent doucement. Dans une ambiance feutrée, des familles américaines ou du Moyen-Orient et quelques hommes d’affaires français prennent leur petit déjeuner autour de viennoiseries brillantes comme des bijoux. Rien ne laisse présager de l’activité intense dans les sous-sols de l’hôtel qui accueillent la finale de « Top Chef » saison 13, qui sera diffusée, le 15 juin, sur M6.

Au 1er sous-sol, le décor est un peu moins léché. Le sol est un enchevêtrement de câbles noirs, de rubans adhésifs colorés et films plastique pour protéger la moelleuse moquette. Un grand buffet a été dressé pour les équipes de Studio 89, qui produit l’émission, et il n’a rien à voir avec les délicats croissants aperçus en haut : barres chocolatées ultra-sucrées et compotes sont alignées entre des canettes de soda et des bouteilles de gel hydroalcoolique.

Derrière le buffet, dans le salon « Chantilly », le lambris du George-V s’est fait dévorer par les écrans de la régie, les 18 caméras, les micros, les batteries, les talkies-walkies, les projecteurs. Depuis le petit matin, la production est sur le pied de guerre, prête à accueillir les quatre chefs (Hélène Darroze, Philippe Etchebest, Paul Pairet et Glenn Viel), ainsi que leurs dix candidats. Quand ces derniers arrivent, ils montrent avec enthousiasme le tatouage « treize » que neuf d’entre eux ont réalisé avant la finale, en hommage à cette treizième saison.

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A 10 heures, le « plateau d’introduction » peut commencer. Candidats et chefs se rassemblent dans une salle à manger autour de l’animateur Stéphane Rotenberg, qui pilote la constitution des brigades des deux finalistes, Louise Bourrat et Arnaud Delvenne. Le réalisateur Sébastien Zibi, observant la scène depuis la régie, apostrophe dans son micro : « Eh, oh, les commis, vous pouvez être plus souriants ! » Installé devant neuf écrans, il alpague sans relâche ses caméramans : « JP, laisse tomber Glenn, suis plutôt la brigade qui se forme ! »

Les candidats sont sommés de se resserrer dans le champ de la caméra. Cette proximité, alors que l’épidémie de Covid-19 bat son plein, semble insolite. « Je peux vous dire qu’on a fait attention à tout ! On a créé une bulle sanitaire pour tourner », affirme Romuald Graveleau, directeur des programmes de Studio 89. Les candidats ont été confinés dans un hôtel parisien pendant les deux mois et demi de tournage, à l’automne 2021, ainsi que la semaine précédant la finale. « Ça a beaucoup contribué à resserrer les liens », estime Romuald Graveleau – on comprend mieux le tatouage collectif.

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