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Les pistes pour sauver les urgences



Les pistes pour sauver les urgences

Ce n’est pas à presque 60 ans qu’il va changer. François Braun n’a jamais cru aux miracles. Depuis qu’Emmanuel Macron lui a confié comme mission de sauver les urgences hospitalières – ou au moins de les maintenir en vie jusqu’à la fin de l’été -, il ne croit pas non plus aux solutions simples. Ce ne sera pas simple: la ministre de la Santé Brigitte Bourguignon, à qui il devait remettre son rapport le 28 juin, doit quitter ses fonctions pour cause de défaite aux élections législatives. Et le 17 juin, Martin Hirsch, le patron de l’AP-HP, a démissionné, incapable de garantir « que cela reviendra comme avant ».

Chef du pôle des urgences de l’hôpital de Metz, président du syndicat des Samu de France, urgentiste depuis trente-huit ans, petit-fils et arrière-petit-fils de médecins militaires, François Braun vit comme un crève-cœur la crise actuelle. Selon son syndicat, près de 20% des services d’urgence traversent de « graves difficultés de fonctionnement » en raison de la pénurie de soignants et du nombre de passages aux urgences, qui a atteint le record de 22 millions cette année, soit un doublement en vingt ans.

Lors de notre rencontre, le 8 juin, au congrès des urgentistes à Paris, il nous a livré son diagnostic sans langue de bois. « Les urgences “open bar”, ça ne peut plus fonctionner, lâche-t-il. Il faut en réguler l’accès en effectuant un tri des patients et en n’admettant plus que les cas les plus graves. » En clair, les systèmes mis en place à Bordeaux, Orléans ou Cherbourg, où les malades doivent appeler le 15 avant de se rendre aux urgences, pourraient être généralisés.



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