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Les Dacia pèsent désormais plus de 40% des ventes de Renault en Europe



Les Dacia pèsent désormais plus de 40% des ventes de Renault en Europe

Le secteur automobile ne repart décidément pas. Les immatriculations de voitures neuves ont chuté de 14,3% en Europe (Union européenne, Suisse, Norvège, Islande, Grande-Bretagne) à 5 millions d’unités à peine au premier semestre, annonce ce vendredi l’Association des constructeurs européens (ACEA). Le marché français a plongé de façon particulièrement brutale de 16,3%, l’Italie de 22,7%, davantage que la Grande-Bretagne (-11,9%), l’Allemagne (-11%) ou l’Espagne (-10,7%).

Sur le seul mois de juin, la dégringolade atteint 17,3% en Europe. Le marché européen de l’automobile est certes supérieur à celui des six premiers mois de 2020 (4,6 millions de véhicules), alors que les populations étaient confinées pour cause de pandémie ! Mais les ventes de voitures neuves demeurent très inférieures à celles d’avant Covid. Avec un manque à gagner de près de 3 millions d’unités par rapport aux six premiers mois de 2019…

Dacia bat tous les records

Pénurie de composants, attentisme des consommateurs devant les incertitudes pesant sur l’avenir de l’automobile mais aussi sur leurs futurs revenus, fortes hausses des prix des modèles, électrification forcée sous le coup des politiques mais ne répondant pas encore au besoin des consommateurs, se conjuguent pour expliquer un tel marasme.

Dans ce contexte, il n’est guère surprenant que le constructeur qui progresse le plus soit le spécialiste des voitures à bas prix, Dacia. La filiale roumaine à bas coûts de Renault est parvenue à accroître ses immatriculations en Europe de plus de 18% sur six mois 2022, de carrément 32% en juin. Un record toutes marques – si l’on excepte les tout petits constructeurs artisanaux ! Les ventes de Dacia ont pour la première fois représenté 43% des scores totaux du groupe Renault. Logique : la gamme démarre à 10.990 euros (Sandero). De l’aveu même des dirigeants de la marque, le prix final de transaction des Dacia est de 15% inférieur à celui des Citroën, par exemple.

« Tous nos modèles sont en progression », proclame Xavier Martinet, directeur des ventes et du marketing de Dacia. Le label roumain est la « deuxième marque en ventes à clients particuliers en France et la troisième en Europe. La petite Dacia Sandero est même le modèle le plus vendu sur le Vieux continent aux particuliers depuis 2017. Le tarif reste « la principale raison d’achat des Dacia, suivie par le design », souligne le directeur commercial.

En effet, l’esthétique des véhicules (Sandero III, Duster, Jogger) apparaît bien plus séduisante qu’il y a quinze ans lors des débuts de la première Logan et ne suscite plus de rejet comme alors. Et, techniquement, les voitures sont désormais très proches des Renault. Une voiture à petit prix ne signifie plus voiture obsolète et moche !

Stellantis, Volkswagen, chutent fort

Les autres gagnants, en Europe sur le semestre, dans de plus faibles proportions, sont à l’autre extrémité du spectre automobile, l’Allemand Porsche, dont les prix de ventes débutent à…60.000 euros (groupe Volkswagen, +13,6% sur six mois), mais aussi DS (Stellantis, +13,2%) qui bénéfice de la nouvelle DS4, et le groupe coréen Hyundai (+12,6%). Le Japonais Toyota parvient à limiter pour sa part la casse (-3,3%) !

Tous les autres constructeurs figurent parmi les grands perdants. Le groupe Volkswagen plonge en Europe (-19,4%), notamment ses marques Volkswagen proprement dite (-23,8%) et Skoda (-24,9%). Stellantis chute encore plus lourdement (-21%). En son sein, Peugeot recule (-21,2%), Citroën aussi (-24,7%). La marque Renault plonge aussi (-20,3%). Son allié nippon Nissan dévisse de 15%. Les spécialistes du haut de gamme sont également en berne, avec des ventes en baisse de 11% pour Mercedes, 13,7% pour BMW, 28,5% pour Volvo, 35% pour Jaguar Land Rover. Et le marché n’est pas près de repartir !

 



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