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Le marché du vélo dopé par la mobilité urbaine


La stand Shimano à la foire Eurobike, à Francfort-sur-le-Main (Allemagne), le 13 juillet 2022.

Sur la piste d’essai ménagée au cœur de la foire d’exposition de Francfort, les engins défilent les uns après les autres dans un joyeux désordre : vélos couchés, biporteurs, modèles pliants ou sportifs, ou même des petites voitures à quatre roues…, mais à pédales. Ces objets propulsés à la force musculaire, parfois avec l’assistance d’un moteur électrique, figurent-ils la mobilité de demain ? C’est tout l’enjeu du salon professionnel Eurobike, l’un des plus grands événements mondiaux consacrés à l’industrie du vélo.

Pour sa 30e édition, Eurobike accueille, entre le mercredi 13 et le dimanche 17 juillet, 1 500 exposants à la foire internationale de Francfort. Jusqu’en 2021, Eurobike, qui recevait 40 000 visiteurs en 2019, se tenait à Friedrichshafen, au bord du lac de Constance. Ce glissement, des montagnes du sud de l’Allemagne à la capitale de la finance, illustre la métamorphose du marché. Autrefois centré sur les loisirs et le sport, l’industrie du vélo s’intéresse désormais à la mobilité urbaine. En Europe, en 2021, 22 millions de vélos ont été vendus, un marché qui pèse 19,7 milliards d’euros.

Eurobike mobilise 140 000 m² d’exposition, l’équivalent des deux tiers de la totalité des halls de la porte de Versailles à Paris. De nombreuses marques, l’allemand Riese & Müller, le suisse Flyer, le britannique Brompton ou le français O2feel, exposent leurs modèles les plus récents. Flambant neufs, dressés sur des podiums, les vélos sont là pour être vus et touchés. La plupart des modèles, munis d’un moteur électrique, se vendent plusieurs milliers d’euros.

« Tripler le chiffre d’affaires de l’entreprise »

Le secteur, dopé par la pandémie de Covid-19, célèbre ses récents succès. La société Douze Cycles, qui fabrique des biporteurs près de Dijon, a annoncé la conclusion d’un partenariat avec Toyota, qui va distribuer, en 2023, 5 000 vélos chez ses concessionnaires. « On ne connaît pas beaucoup de secteurs économiques dans lesquels on peut se lever un matin et se dire, sans honte, qu’on aimerait tripler le chiffre d’affaires de l’entreprise », confie Olivier Cantet, président de l’entreprise Moustache, autre marque française, sise dans les Vosges.

A Francfort, les stands les plus spectaculaires ont été loués par les entreprises qui produisent les composants indispensables à l’industrie : les moteurs Bosch ou Brose, les pneus Schwalbe, les systèmes de transmission Shimano. Leurs stands, hauts d’une dizaine de mètres ou s’étageant sur deux niveaux, figurent parmi les points incontournables du salon.

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