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La progression des actions se poursuit, le dollar en baisse



La progression des actions se poursuit, le dollar en baisse

par Laetitia Volga

PARIS (Reuters) – Wall Street devrait ouvrir en hausse lundi, les Bourses européennes progressent à mi-séance tandis que le dollar est en baisse avec la perspective d’un resserrement monétaire un peu moins musclé que prévu aux Etats-Unis. Les contrats à terme sur les principaux indices new-yorkais signalent une ouverture en hausse de 1,06% pour le Dow Jones, de 1,04% pour le Standard & Poor’s 500 et de 1,25% pour le Nasdaq. À Paris, le CAC 40 gagne 1,52% à 6.127,89 vers 11h45 GMT. À Francfort, le Dax prend 1,43% et à Londres, le FTSE est en hausse de 1,28%.

L’indice paneuropéen FTSEurofirst 300 s’octroie 1,35%, l’EuroStoxx 50 de la zone euro avance de 1,48% et le Stoxx 600 de 1,39%.

Dans l’ensemble, le climat de marché continue de profiter de la perspective d’une hausse de taux de la Réserve fédérale de « seulement » 75 points de base lors de sa réunion du 27 juillet, des responsables de la banque centrale américaine ayant fait part la semaine dernière de leur opposition à un relèvement plus important malgré l’accélération de l’inflation.

Jeudi, la Banque centrale européenne devrait donner le coup d’envoi d’un cycle de hausse de ses taux, en commençant par un relèvement d’un quart de point. Les observateurs seront aussi très attentifs aux caractéristiques de l’outil anti-fragmentation qui sera présenté pour alléger la pression sur les coûts d’emprunt des membres les plus endettés de la zone euro.

« Ce nouvel instrument devra être efficace, tout en étant proportionné et contenir des garanties suffisantes pour préserver l’élan des États membres vers une politique budgétaire saine. Reste à savoir si le consensus au sein du Conseil est assez fort pour fournir une puissance de feu suffisante pour défendre ce niveau et réduire le risque de fragmentation financière », a déclaré Alexandre Hezez, stratégiste du Groupe Richelieu.

« Selon nous, le réinvestissement du PEPP (Programme d’achats d’urgence face à la pandémie) semble trop faible et un outil supplémentaire d’au moins 200 milliards d’euros devrait être nécessaire », a-t-il ajouté dans une note. L’attention cette semaine, qui s’annonce riche, portera également sur la reprise prévue de l’acheminement du gaz russe via le gazoduc Nord Stream 1, sur la déclaration du président du Conseil italien, Mario Draghi, au Parlement mercredi et sur une salve de résultats d’entreprises.

Sur les 35 sociétés du S&P-500 qui ont publié leurs résultats, 80% ont fait mieux que prévu par les analystes, selon Refinitiv. LES VALEURS À SUIVRE À WALL STREET

Bank of America reculait de plus de 1% en avant-Bourse après avoir publié une baisse de 34% de son bénéfice trimestriel, en raison d’une chute des revenus de son activité de banque d’investissement.

Goldman Sachs doit également annoncer ses résultats avant l’ouverture et IBM après la clôture.

VALEURS EN EUROPE

En Europe, tous les secteurs sont dans le vert. Celui de l’énergie gagne 2,73%, grâce à la hausse des cours pétroliers, et celui des ressources de base prend 2,72%, soutenu par les métaux industriels après l’annonce de mesure de soutien en Chine en direction du marché immobilier.

Dans l’actualité des entreprises, Solvay s’adjuge 5,13%, le groupe chimique ayant dit qu’il prévoyait des résultats record pour le deuxième trimestre et de relever ses prévisions pour l’ensemble de l’année.

Nordea grimpe de 6,44% après la publication d’un bénéfice opérationnel supérieur aux attentes au deuxième trimestre.

CHANGES/TAUX

L’indice dollar, qui mesure les variations du billet vert face à un panier d’autres devises, continue de reculer (-0,65%) alors que les cambistes revoient à la baisse les anticipations d’une hausse de taux de la Fed d’un point de pourcentage la semaine prochaine.

L’euro remonte ainsi à 1,0147 dollar, au plus haut en une semaine.

Sur le marché obligataire, le rendement des titres américains à dix ans gagne deux points de base à 2,9503%. Son équivalent allemand prend huit points à 1,197%.

Face à l’incertitude politique à Rome, l’écart de rendements (« spread ») à dix ans entre l’Allemagne et l’Italie a atteint un pic d’un mois à 234,50, avant de revenir à 224,3.

« Nous nous attendons à ce que la volatilité reste élevée entre les rumeurs sur la détermination de Mario Draghi à démissionner et celles sur son maintien au poste de président du Conseil », ont indiqué les analystes d’UniCredit. « Toute indication susceptible d’accroître la probabilité d’élections anticipées sera négative pour les obligations italiennes et entraînera un élargissement du spread. »

PÉTROLE

Les cours du pétrole progressent, la baisse du dollar et les inquiétudes sur une offre insuffisante prenant le pas sur la perspective d’une éventuelle récession et une baisse de demande en Chine du fait de l’épidémie de COVID-19.

Le Brent prend 2,44% à 103,63 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) 2,11% à 99,65 dollars.

(Rédigé par Laetitia Volga, édité par Jean-Michel Bélot)



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