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L’Angleterre redoute une vague de chaleur historique


Dans le quartier financier de Canary Wharf, à Londres, le 15 juillet 2022.

Le Royaume-Uni connaît lui aussi une vague de chaleur sans précédent : les températures pourraient atteindre les 40 °C dans le sud du pays et dans les Midlands, lundi 18 et mardi 19 juillet, et battre le record absolu de 38,7 °C, enregistré, le 25 juillet 2019, au jardin botanique de Cambridge. L’office météorologique national, le Met Office, a, pour la première fois de son existence, publié une « alerte rouge » à la canicule ces derniers jours, signifiant un danger pour la vie des personnes – y compris celles en bonne santé. Le gouvernement a tenu plusieurs réunions de crise (dites « Cobra »), décrétant une « urgence nationale » et appelant aussi la population à la plus grande vigilance.

La météorologie est une affaire très sérieuse dans le pays, mais jusqu’à présent, les vagues de chaleur étaient fêtées comme des moments trop rares, dont il fallait profiter au maximum en se ruant sur les plages, les glaces et la crème solaire. Les autorités communiquent très différemment ces derniers jours, multipliant les messages de prudence et les recommandations pratiques. L’agence de sécurité de la santé conseille ainsi de « fermer les rideaux des pièces exposées au soleil », de « boire beaucoup et éviter l’alcool », de « ralentir le rythme d’activité » aux heures les plus chaudes, ou de « faire attention aux autres, spécialement aux personnes âgées et aux jeunes, aux tout-petits et à ceux qui ont déjà des problèmes de santé ».

Sur Twitter, le conseiller médical en chef pour le Royaume-Uni, Chris Whitty, devenu une figure familière pendant l’épidémie de Covid-19, demande aussi à ses concitoyens de « guetter des signes avant-coureurs du coup de chaleur, spécialement pour les plus âgés et les personnes malades. Une intervention rapide pour baisser leur température corporelle et les réhydrater peut sauver des vies ».

Sadiq Khan, le maire de Londres, presse les habitants d’éviter le plus possible de se déplacer, lundi et mardi, et avertit que les transports en commun pourraient être perturbés, car des limitations de vitesse pourraient être décidées afin d’empêcher les échauffements des rails et des trains. La capitale britannique est une des plus vertes d’Europe, avec de nombreux parcs même, en centre-ville et ses lidos (« piscines ») en plein air et plans d’eau étaient pris d’assaut ces derniers jours. Mais comme ailleurs dans le pays, les habitations sont notoirement mal isolées – du froid comme de la chaleur.

Remettre l’urgence climatique au cœur du débat

Le reste du pays pourrait aussi enregistrer des records de chaleur, avec peut-être 29 °C en Irlande du Nord, alors que la température y dépasse rarement les 25 °C en été, et 30 °C à Glasgow, en Ecosse. Atteindre ou dépasser les 40 °C représenterait un « moment historique » et « une situation potentiellement très sérieuse, qui montre à quel point le changement climatique est une réalité », a souligné Grahame Madge, le porte-parole du Met Office. Son collègue, le scientifique Nikos Christidis, précisait sur le site de l’office que la fréquence d’épisodes caniculaires au Royaume-Uni va continuer à augmenter tout au long du siècle avec les températures les plus extrêmes très probablement observées au sud-est de pays.

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