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Manuel Bompard estime que le projet de loi sur le pouvoir d’achat est « une publicité mensongère » ; Bruno Le Maire convaincu de pouvoir trouver « des compromis » : l’actualité politique en direct


 « On assiste parfois à un concours Lépine de la dépense supplémentaire », juge Franck Riester

Franck Riester, ministre délégué chargé des relations avec le Parlement et président du parti Agir, était interrogé sur France Inter. « Quelle est la philosophie du texte sur le pouvoir d’achat ? », lui a demandé le journaliste Jérôme Cadet. « C’est protéger nos compatriotes face aux conséquences de l’inflation – l’inflation, qui est liée à la fois à la perturbation d’un certain nombre de chaînes d’approvisionnement du fait de la crise Covid et de la guerre en Ukraine qui a créé évidemment un problème majeur d’approvisionnement en énergie et en renchérissement du coût de l’énergie », a estimé M. Riester.

Celui-ci estime que, pour autant, le gouvernement « n’a pas attendu ce projet de loi » pour mettre en place des mesures qui compensent l’inflation. Il précise : « Je rappelle quand même le bouclier énergétique avec ce bouclier sur le gaz, le plafonnement à 4 % de l’augmentation de l’électricité, un certain nombre d’indemnités et de chèques qui ont été d’ores et déjà versés à nos compatriotes depuis la fin de l’année dernière pour les accompagner face à la crise inflationniste ». « Ces 20 milliards d’euros de mobilisés, c’est l’augmentation des retraites, c’est l’augmentation des prestations sociales, c’est le plafonnement de l’augmentation des loyers, c’est le fait d’augmenter le point d’indice des fonctionnaires », a-t-il défendu.

« On a 20 milliards [de budget pour le projet de loi sur le pouvoir d’achat], nous ne voulons pas que la discussion parlementaire grève trop ce budget, puisque vous comprenez bien qu’on assiste parfois à un concours Lépine de la dépense supplémentaire », a jugé le ministre. « C’est logique, ça fait partie du jeu parlementaire. Sauf que sur un texte budgétaire, d’une certaine façon, eh bien, à chaque fois qu’il y a une proposition nouvelle de voter, c’est une dépense supplémentaire. Il faut être raisonnable parce qu’il faut contenir les déficits », a déclaré M. Riester.

Le ministre a aussi été interrogé sur le cas de Caroline Cayeux, la ministre des collectivités territoriales, après la publication d’une tribune publiée hier dans Le JDD dénonçant les « propos homophobes » qu’elle a tenus. Parmi la centaine de signataires figurent des personnalités de la majorité présidentielle, comme les députés de la majorité Joël Giraud, David Valence, Raphaël Gérard, Quentin Bataillon.

« Ce n’est pas à moi de définir l’équipe gouvernementale », a-t-il commencé par dire, avant d’estimer qu’« elle a eu des propos, à l’époque du débat sur le mariage pour tous, inacceptables. Là, elle a eu des mots maladroits qui ont blessé pour essayer de s’expliquer sur ses propos de l’époque. Et depuis, elle s’est excusée à plusieurs reprises ». « Je crois que c’était important de le faire et je pense qu’elle fait partie d’un gouvernement et d’une majorité progressiste qui soutient les droits des personnes LGBT », a-t-il affirmé.



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