fbpx

La Bourse de Paris évolue en baisse dans l’attente des décisions de la BCE



La Bourse de Paris évolue en baisse dans l'attente des décisions de la BCE

La Bourse de Paris reculait de 0,26% jeudi matin, attentiste avant la réunion de la Banque centrale européenne (BCE) et une possible démission du chef du gouvernement italien.

L’indice vedette CAC 40 perdait 18,55 points à 6.166,52 points en fin de matinée. Mercredi, il avait clôturé la séance sur une baisse de 0,27%.

L’actualité des marchés est chargée ce jeudi: réunion de la Banque centrale européenne, nombreux résultats d’entreprises, auxquels s’ajoutent les tensions politiques en Italie avec la démission du chef du gouvernement Mario Draghi et la réouverture du gazoduc Nord Stream 1 après dix jours de maintenance.

Mario Draghi a remis jeudi sa démission au président de la République italienne, après la défection de trois partis importants de sa coalition. Le président pourrait prononcer dans la foulée la dissolution du Parlement et convoquer des élections anticipées pour cet automne.

« Malheureusement, la démission de Mario Draghi aura un impact plus large que celui de l’Italie », prévient Ipek Ozkardeskaya, analyste chez SwissQuote.

« L’Italie est la troisième plus grande économie de la zone euro, et le fait que le pays va sombrer dans le chaos politique constitue une source de stress supplémentaire pour la Banque centrale européenne (BCE), qui a déjà du mal à contenir la distorsion des rendements de la zone euro », poursuit-elle.

La BCE va augmenter jeudi ses taux d’intérêts pour la première fois en plus de dix ans face à l’inflation galopante, marquant un tournant majeur après une longue période d’argent facilement accessible dans la zone euro. La hausse devrait être de 0,25 point de pourcentage comme annoncé par la présidente de l’institution Christine Lagarde, mais de plus en plus d’analystes anticipent une hausse de 0,50 point.

« L’enjeu de la réunion aujourd’hui est surtout d’avoir un peu de visibilité sur le calendrier des prochains mois et non pas tant de commenter l’ampleur de la hausse des taux (qui sera, dans tous les cas, très insuffisante pour lutter contre les pressions inflationnistes) », estime Christopher Dembik, directeur de la recherche macroéconomique chez Saxo Bank.

La BCE va aussi dévoiler les contours d’un nouveau bouclier « anti-fragmentation », conçu pour aplanir les écarts de taux d’emprunt -ou « spreads »- entre pays emprunteurs sans risque, comme l’Allemagne, et d’autres plus fragiles, comme l’Italie.

Bonne nouvelle pour l’économie européenne, la Russie a rouvert le robinet du gaz vers l’Europe mais l’incertitude demeure sur les quantités acheminées, réduites à 40% des capacités de livraison par Gazprom mi-juin.

Publicis relève ses objectifs

Le géant mondial de la communication a affiché des revenus en forte croissance au premier semestre et relevé son objectif annuel, défiant les sombres présages économiques qui planent sur le secteur de la publicité. L’action Publicis grimpait de 4,97% à 49,40 euros.

Nouveau coup dur pour Valneva

La Commission européenne a annoncé avoir réduit à 1,25 million de doses sa commande du vaccin de Valneva contre le Covid-19, une nouvelle déconvenue pour la biotech franco-autrichienne dont le contrat initial avec l’UE prévoyait jusqu’à 60 millions de doses. Le titre chutait de 9,27% à 9,57 euros.

Commandes record pour Thales et Dassault Aviation

Le groupe de défense et de technologies Thales (-1,72% à 120,10 euros) a enregistré un premier semestre « solide », avec un chiffre d’affaires tiré par les activités de sécurité numérique et un niveau de commandes record porté par les Rafale.

Dassault Aviation a aussi enregistré des prises de commandes « exceptionnelles » de 16,3 milliards d’euros au premier semestre, mais a fait état des difficultés de sa chaîne de fournisseurs à suivre ses remontées en cadence. Son action perdait 1,27% à 140 euros.

Bond d’Orpea

Orpea (+3,77% à 23,61 euros), dans la tourmente depuis la sortie en janvier du livre-enquête « Les Fossoyeurs », a publié un chiffre d’affaires en forte hausse au premier semestre, tiré par le dynamisme de ses cliniques et malgré les difficultés des maisons de retraite en France.

Seb abaisse ses prévisions

SEB, spécialiste du petit électroménager, chutait de 11,25% à 82,80 euros après avoir annoncé « viser sur l’année un chiffre d’affaires globalement stable » par rapport à 2021, alors qu’il tablait auparavant sur une croissance de ses ventes annuelles.

Sartorius confirme ses objectifs

Sartorius Stedim Biotech (SSB) a une nouvelle fois connu une solide croissance au premier semestre, ce qui lui permet de confirmer ses objectifs pour 2022, malgré un contexte d’incertitudes « face à la situation politique et économique mondiale ». L’action bondissait de 8,30% à 368,30 euros.



Lire la suite
www.challenges.fr

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.